Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 12r
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- connoistre
- 121
- quitté la partie la dessus, autant qu’on peut juger par ses ecrit
- mais ses disciples, voyant que l’opinion commune est inconce vable
- sugerent, que nous sentons les qualités des corps, parce que Dieu fait
- naistre des pensées dans l’ame à l’occasion des mouvemens de la
- matiere; et lorsque nostre ame veut remuer le corps à son tour
- ils jugerent que c’est Dieu qui le remue pour elle. Et comme la
- communication des mouvemens leur paroissoit encor inconcevabse
- ils ont ceû, que Dieu donne du mouvement a un corps, à l’occ
- du mouvement d’un autre corps. C’est ce qu’ils appellent se
- sion
- systeme des causes occasionnelles, qui a esté fort mis en voque par
- belles refsexion
- l autx
- Te
- ir de la recherche de la verité, et
- iache
- Il faut avover qu’on a bien penetre dans la difficulte, en disant
- ce qui ne se peut point; mais il ne paroist pas
- ∞
- qu’on l’ait levée
- en expliquant ce qui se fait effectivement. Il’ est bien vray, qu’il
- n’ya point d’influence reelle d’une substance sux
- partant selon la rigueur metaphysiue
- de Dieu; mais pour resoudre des
- a
- X
- autre, en
- ∞
- ex
- créce
- 3, et quetoutes les chose
- foutes leur realites sont continuellement
- 9
- produrtes
- x
- e
- par la vertu
- d employer la cause generale. Deum ex machina. Carat pas asses
- lorsque
- ae
- se fait sansqu’il y ait autre explication, qui se puisse tirer de
- ceta
- l’ordre des causes secondes, c’est proprement recourir au miracle
- En Philosophie il faut tachez de rendre raison, en faisant
- connoistre desquelle façon les choses s’executent par la sagesse
- divine, conformement à la notion du sujet, dont il s’agit
- a
- Estant donc obliee d’accorder, quil n’est pas possible que lame
- ∞
- ou quelque autre veritable substance puisse recevoir quelque chose par
- dehors, si ce n’est par la toute puissance divine; se fus conduit
- insensiblement a un sentiment
- qui me surprit, mais qui paroist
- inevitable, et qui en effect à des avantages tres grands, et
- des beautés bien considerables. C’est qu’il faut donc dire
- que Dieu a crée d’abord l’ame, ou toute autre unité reelle
- en sorte, que tout luy naisse de son propre fonds par une
- parsaite spontanecte a l’esaro
- 2
- 3
- elle même, et pourtant
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 12r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068554:0023?run=74