Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2b, fol. 2r
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- Bagle f. 26lo 4. dans les Not
- Mons. Bayle. p. 2604 dans les Annotations:
- On ne steut songer sans horreur aux suites de
- decette doctrine: l’ame de l’homme, et l’ame
- des Bêtes ne different point substantielle ment
- elles sont de même espece, l’une acquiert plus
- de lumieres que l’autre mais ce re sont que des
- avantages accidentels et dependans d’une
- institution arbitraire. Cette doctrine necessairement
- et inevitablement de ce qui s’enseigne dans
- les Ecoles sur la connoissance des Betes. Il s’en
- sectes des Methodiques etRaisonnabies) suit delà, que si leur ames sont materielles
- et mortelles, les ames des hommes le sont aussi
- et si l’ame de l’homme est une substance
- spirituelle et immortelle, l’ame des bêtes l’est aussi
- Consequences horribles de quel coté qu’on se
- tourre. Car si pour eviter l’immortalité del’ame
- des betes on suppose que l’ame de l’homme meurt
- avec le corps on enverse la doctrine de d’une autre
- vie, et l’on sape les foridemens dela religion
- it si pour conserver à notre ame le privilege de
- l’immortalité, on l’etend sur celle des beles, dans
- quels abismes e se trouverat. on ? que ferons
- nous de tant d’ames immortelles? yaurat- il aussi
- pour elles un paradis et un enfer, passeront elles
- d’un corps à un autre, seront elles aneanties à
- mesure que les betes meurent. Dieu ercerat. il
- incessamment une infinité d’esprits, pourles
- replonuer si tost apres dans le néant. Combien y at-il
- d’insectes qui ne vivent que peu de jours Ne
- nous imaginons pas qu’il suffise de creer des ames
- pour les betes que nous connoissons. Celles que nous
- ne controissons point sont encore en plus grand nombre
- Le Microscope nous en fait decouurir par milliers
- dans une goutte de liqueur. On en deconvriroit
- bien d’autres, si l’on avoit des microscopes plus
- parfaits Et qu’on ne dise pas que les inseltes sont
- des machines; car on expliqueroit plutost par
- cette hypothese les actions des thiens, que les actions
- des fourmis et des abeilles. Il y a peut etre
- plus d’asprit et plus de raison dans les animanx
- invisibles, que dans les plus gros.
- Ces doubles horreurs pretendues ne
- rous doivent point épouvanter premierement
- j’ay montre une difference essentielle
- entre l’ame des bêtes, et entre un esprit
- tel qu’est lame raisonnable. Les collections que nous remarquons dans les
- des bêtes ne sont que des inductions, et l’on
- n’y trouve point des raisons on syllogismes necessaires
- po tolesi nes alleare ta otasisines cemegtralis
- = coule
- = ou conclusions.
- contingentes, qui
- peuvent manquer
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2b, fol. 2r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068557:0003?run=74