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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 1v

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  1. Je ne sçaurois non plus approuver l’opinion de quelques modernes qui
  2. soutiennent hardiment que ce que Dieu fait n’est pas dans la dernie
  3. re perfection, et qu’il auroit pû agir bien mieux. Car il me semble
  4. que les suites de ce sentiment sont tout a fait contraires à la
  5. gloire de Dieu. Uti minus malum habet rationem boni, ita mina
  6. bonum habet rationem mali. et c’est agit imparfaitement, que
  7. d’agir avec moins de perfection qu’on n’auroit pu. C’est trou
  8. ver à redire à un suurage dl’un Architecte que de monstren
  9. qu’il le pouttoit faire meilleur. Cela va encor contre la S ecre
  10. ture lons qu’elle nous auseure de la bonté des ouvrages
  11. de Dieu Car comme les imperfections descendent à l’infini
  12. de quelque façon que Dieu auroit fait con ouvrage il auroit
  13. tourjours erté bon en comparaison des moins parfaits, si cela
  14. estoit assez; mais une chosse n’est queres louable, quand elle ne
  15. l’est que de cette maniere. de croy aussi qu’on trouvera une ins
  16. nité dle passages cle la dirine écriture et des S. S. Peres, qui fa
  17. voriteront monsentiment, mais on n’en trouvera queres pour
  18. celuy de ces modernes, qui est amon avis inconnu a toute l’anti
  19. quite et ne se foncle que sur le trop peu de connoissance que
  20. nous arons de l’harmonie generale de l’uniners, et des raison
  21. cachées de la conduite de Dieu, ce qqui nous fait juger teme
  22. raiment que bien des choses auroient pû estre rendues meille
  23. res. Outre que ces modernes insistent sur quelques subtilités
  24. peu solieles. Car ils s’imaginent que rien est si parfait, qu’il n’y
  25. aye quelque chose de plus parfait, ce qui est une erreur. Ils
  26. roloir
  27. croyent aussi de pouvoir par là à la liberté de Dieu comme
  28. si ce n’estoit pas la plus haute liberté d’agir en perfection sui,
  29. vant la souveraine raison. Car de croire que Dieu agit
  30. en quelque chese sans avoir aucune raison de sa volonte, outre
  31. qu’il semble que celà ne se peut point, c’est un tentiment peu
  32. conforme asa gloire, par exemple supposens que Dieu choisisse
  33. entre A et B et qu’il prenne A sans avoir audune rais on de le
  34. preferer à B, je dis que cette action de Dieu pour le moins ne
  35. seroit point louable, car toute louange dloit ettre fondée en
  36. quelque raison qui ne se trouve point icy ex hypothesi. u
  37. lieu que je tiens que Dicu ne fait rien dont il ne merite d’es
  38. glorisie
  39. La connoissance generale de cette grande verité que Dieu agit
  40. tousjours de la maniere lu plus parfaite, et la plus souhaittable
  41. qui soit possible, est à mon avis le fondement de l’amour que

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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 1v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0002?run=74