Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 2r
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.97.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 1v); this page is its right half.
The machine reads it as
- nous devons à Dieu sur toutes choses, puisque celuy qui aime, cherche
- sa satisfaction dans la felicité ou perfection cla l’objet aimé et
- de ses actions. idem velle et idem nolle vera amicitia est. Et je croy
- qu’il est difficile de bien aimer Dieu quand on n’est pas dlans la
- disposition de vouloir ce qu’il veut, equand on auroit le pouveir
- de le changer. En effect ceux qui ne sont pas satie faits de ce
- qu’il fait me paroissent semblables à des sujets mécontens dont
- 2.
- Vintention n’est pas fort differente de celle des rebelles. de tiens
- donc que suirant ces principes pour agir conformement à lamour
- de Dieu il ne suffit pas dl’avoir patience per force mais il faut
- estre veritablement satisfait de tout ce qui nous est arriré suivant
- sa volonte. J’entends cet acquiescement quant au passé. Car quant
- à l’avenir il ne faut pas estre quietiste ny attendre ridieule
- ment à bras croités ce que Dieu fera, selon ce sophisme que les
- anciens appelloient Sor dexjor la raison paresseuse mais
- il faut agir selon la volonté presomtire de Diel autant que
- nous en pouvons juger, tachant dle tout nostre pouvoir de contri
- buer au bien general et particulierement à l’ornement et à la
- perfection de ce qui nous touche ou de ce qui nous est prochain et
- pour ainsi dire à portée. Car quand l’evenement aura peut estre
- fait voir que Dieu n’apas voulu presentement que nostre bonne.
- volonté aye son esfect il ne s’ensscit pas de la qu’il n’aye. pas
- voulu que nous fissins ce que nous arons fait. Nu contraire
- comme il est le meilleur de tous les maistres il ne dlemande jamais
- que la droite intention et c’est à luy de connoistre l’heure et
- le lieu propre à faire reussir les bons desfeins.
- Il saffit donc d’avoir cette consiance en Dieu, qu’il fait tout pourle
- mieux et que rienne sçauroit nuire à ceux qui l’aiment; mais de
- connoistre en particulier les raisons qui l’ont pû mouvoir à choi
- sir cet ordre de l’univers, à souffrir les pechét, à dispenter ses gra
- ces salutaires d’une certaine maniere, cela passe les forces d’un
- esprit fini, sur tout qu’and il n’est pas encor parvenu à la jouissen,
- ce de la veue de Dieu. Cependant on peut faire quelques re
- marques generales touchant la concluite de la provicence dans
- le gouvernement des choses. On peut donc dire que celuy qui agit
- par faitement est semblable à un excellent Geometre, qui sçait
- trouver les meilleures constructions d’un probleme; à un bon
- Architette qui ménage sa place et le fonds destiné pour
- le bastiment de la manicre la plus avantageute ne laissant
- rien de choquant, ou qui soit destitue de la beauté dont il
- est susceptible; à un bon Pere de famille, qui employe son
- bien en sorte qu’il n’y ait rien d’incultesys desterile à un
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 2r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0003?run=74