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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 2r

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  1. nous devons à Dieu sur toutes choses, puisque celuy qui aime, cherche
  2. sa satisfaction dans la felicité ou perfection cla l’objet aimé et
  3. de ses actions. idem velle et idem nolle vera amicitia est. Et je croy
  4. qu’il est difficile de bien aimer Dieu quand on n’est pas dlans la
  5. disposition de vouloir ce qu’il veut, equand on auroit le pouveir
  6. de le changer. En effect ceux qui ne sont pas satie faits de ce
  7. qu’il fait me paroissent semblables à des sujets mécontens dont
  8. 2.
  9. Vintention n’est pas fort differente de celle des rebelles. de tiens
  10. donc que suirant ces principes pour agir conformement à lamour
  11. de Dieu il ne suffit pas dl’avoir patience per force mais il faut
  12. estre veritablement satisfait de tout ce qui nous est arriré suivant
  13. sa volonte. J’entends cet acquiescement quant au passé. Car quant
  14. à l’avenir il ne faut pas estre quietiste ny attendre ridieule
  15. ment à bras croités ce que Dieu fera, selon ce sophisme que les
  16. anciens appelloient Sor dexjor la raison paresseuse mais
  17. il faut agir selon la volonté presomtire de Diel autant que
  18. nous en pouvons juger, tachant dle tout nostre pouvoir de contri
  19. buer au bien general et particulierement à l’ornement et à la
  20. perfection de ce qui nous touche ou de ce qui nous est prochain et
  21. pour ainsi dire à portée. Car quand l’evenement aura peut estre
  22. fait voir que Dieu n’apas voulu presentement que nostre bonne.
  23. volonté aye son esfect il ne s’ensscit pas de la qu’il n’aye. pas
  24. voulu que nous fissins ce que nous arons fait. Nu contraire
  25. comme il est le meilleur de tous les maistres il ne dlemande jamais
  26. que la droite intention et c’est à luy de connoistre l’heure et
  27. le lieu propre à faire reussir les bons desfeins.
  28. Il saffit donc d’avoir cette consiance en Dieu, qu’il fait tout pourle
  29. mieux et que rienne sçauroit nuire à ceux qui l’aiment; mais de
  30. connoistre en particulier les raisons qui l’ont pû mouvoir à choi
  31. sir cet ordre de l’univers, à souffrir les pechét, à dispenter ses gra
  32. ces salutaires d’une certaine maniere, cela passe les forces d’un
  33. esprit fini, sur tout qu’and il n’est pas encor parvenu à la jouissen,
  34. ce de la veue de Dieu. Cependant on peut faire quelques re
  35. marques generales touchant la concluite de la provicence dans
  36. le gouvernement des choses. On peut donc dire que celuy qui agit
  37. par faitement est semblable à un excellent Geometre, qui sçait
  38. trouver les meilleures constructions d’un probleme; à un bon
  39. Architette qui ménage sa place et le fonds destiné pour
  40. le bastiment de la manicre la plus avantageute ne laissant
  41. rien de choquant, ou qui soit destitue de la beauté dont il
  42. est susceptible; à un bon Pere de famille, qui employe son
  43. bien en sorte qu’il n’y ait rien d’incultesys desterile à un

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 2r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0003?run=74