Search the Nachlass

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 2v

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.97.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 1r); this page is its left half.

The machine reads it as

  1. habile machiniste qui fait son effect par la voye la moinsem
  2. barassée qu’on puisse choisir. et à un sçavant auteur, qui e
  3. enforme le plus de realités dlans le moins de volume qu’il peut.
  4. Or les plus parfaits de tous les estres et qui occupent le moins
  5. de volume, c’est à dire quisempechent le moins, ce sont les
  6. dont les perfections sont sprits ne soit le principal but de Dieu et qu’il ne la mette
  7. il ne faut point douter en execution autant que l’harmonie generale le permet. Dequo
  8. que la felicité des nous dirons d’avantage tantost. Sour ce qui est de la simplicite
  9. des voyes de Dieu, elle a lieu proprement à l’egard dles moyen
  10. comme au contraire, la varitté, richesse ou abondance y à
  11. lieu à l’egard des fins ou effects. Et l’un coit estre en balence
  12. avec l’autre comme les frais dertines pour un bastiment
  13. avec la grandeur et la beaute qu’on y demande. Il est vray
  14. que rien ne couste à Dieu bieni moins qu’à un thilosophe
  15. qui fait dles hypotheses pour la fabriqu de son monde ima,
  16. ginaire, souisque Dieu n’a que des decrets à faire pour faire
  17. naistre un monde reel; mais en matiere dle sagesse les decrets
  18. ou hypotheses tiennent lieu dle dépense à mesure qu’elles sont
  19. plus inclependantes les unes des autres: car la raison veut, qu’on
  20. peu prest
  21. erite la multiplicité dans les hypotheses ou principes, comme le
  22. systeme le plus simple est tousjours preferé en Astronomie.
  23. Les volontes ou Actions dle Dieu sont communement clivisées
  24. en ordinaires ou extraordinaires. Mais il est bon de consideres
  25. que Dieu ne fait rien hors d’orclre. Ainsi ce qui passe pour extra
  26. orelinaire ne l’est qu’à l’egard dle quelque orctre perticulier establi
  27. parmy les creatures. Car quant à l’orate unirerte tout y est confor
  28. me. Ce qui est si vrai, que non seulement rien n’arrixe clans le
  29. monele, qui soit absolument irregulier mais on ne sçauroit
  30. mêmes rien feinetre de tel. Car supposons par exemple que quelcur
  31. fasse quantité de points sur le pasier à tout hazard comme font
  32. ceux qui exercent l’art ridicule de la Geomance. Je dis qu’il
  33. est possible de trouver une ligne geometrique dont la notion
  34. soit constante et uniforme suivant une certaine regle, en sorte
  35. que cette ligne passe par tous ces points, et duns le meme
  36. orelre que la main les aroit marqués. et si quelcun traçoit
  37. tout d’une suite une ligne qui seroit tantort eroite, tantos
  38. cercle, tantost d’une autre nature, il est possible de trouver
  39. une notion ou regle ou equation commune a tous les points
  40. aoe leque
  41. les vertus. C’est pourquois
  42. esprits

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 2v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0004?run=74