Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 3r
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- de cette ligne en vertu dle la quelle ces mêmes changemens doivent arriver
- et il n’y a par exemple point de visage dont la contour ne fasse
- partie d’une ligne Geometrique et ne puisse estre trace tout d’un
- trait par un certain mouvement reglé. Mais quand une regle est
- foit composée, ce qui luy est conforme, passe pour irregulier. cinsi
- on peut elire que de quelque maniere que Dieu auroit erée le
- monde, il auroit tousjours esté regulier et dlans un certain
- orclre general. Mais Dieu a choisi celuy qui est le plus par
- fait, c’est à dire celuy qui est en même temps le plus simple en
- hypothetes et le plusriche en phenomenes, comme pourroit estre
- une ligne de Geometrie dont la construction seroit aisée
- et les propriètes et effeets seroient fort aelmirables et d’une.
- grande étendue. de me sers de ces comparaisons pour crayonner
- quelque ressemblence imparfaite dle la sugesse dlirine et pour dlire ce
- qui puisse au moins elever nostre esprit à eoncevoir en quelque facon ce
- qu’on ne sçauroit exprimer assez. Mais je ne pretends point el’ expliquer
- par là ce grand mystere dont clepend tout l’univers.
- Er puisq rien ne se peut faire, qui ne soit dans l’orcre, on peut dire que les
- miracles sont aussi bien dans l’ordre que les operations naturelles, qu’on
- appelle ainsi parce qu’elles sont conformes à certaines maximes subaltet
- nes que nous appellons la nature eles choses. r
- dont il se peut disseer
- nature n’est qu’une eoustume de Dieu, à c’aute et une raison plus forte
- que celle qui l’a mû à se servir de ces maximes. Quant aux volontés
- generales ou particulieres, selon qu’on prend la chose, on peut elire que
- Dieu fait tout suivant sa volenté la plus generale eui est conforme
- au plus parfait orelre qu’il a choisi; mais on peut elire aussi qu’il
- à des bolontés particulieres, qui sont des exceptions de ces maximes
- subatternes susdites, car la plus generale des loix de Dieu qur
- regle toute la suite de l’univers, est sans exception. On peut dire aussi
- que Dieu veut tout ce qui est un objeet de sa volonté particuliere, mais
- quant aux objets de sa volonté génerale, tels que sont les actions eles
- autres creatures, particulierement de celles qui sont raisonnables x
- aux quelles Dieu veut concourir; il faut elistinquer: car, si l’action
- est bonne en elle même, on peut ilire que Dieu la veut, et commande,
- quelques fois, lons mêmes qu’elle n’arrive point; mais si elle est
- mauvaise en elle même, et ne devient bonne que par accident, per ce
- que la suite des choses et particulierement le chastiment et la satis
- faction corrige sa malignité, et en recompense le mal avec usure
- ensorte qu’enfin il se trouve plus de perfection dans toute la suite
- que si tout ce mal n’estoit pas arriré; il faut eire que Dieu le
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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 3r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0005?run=74