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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 4r

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  1. Aussi quand on considlere bien la connexion des choses, on peut elire
  2. qu’il y a de tout temes dans l’ame d’Alexandre des restes de tout ce
  3. qui luy est arrive, et les marques de tout ce qui luy arrivera, et
  4. même des traces de tout ce qui pusse dans l’univers; quoy qu’il
  5. n’appartienne qu’à Dieu de les connoistre toutes
  6. Il s’ensuit dle ra plusieurs paraeloxes considerables; comme entre autres
  7. qu’il n’est pas vray que deux subitances se ressemblent entierement,
  8. et soyent differentes solo numero, et que ce que S. Thomas urseure
  9. sur ce point des anges ou intelligenées (quod ibi omne individuum
  10. sit species infima) est vray de toutes les substances, pourveu qu’on
  11. prenne la difference specifie comme la prennent les Geometres
  12. à l’egard ele leur figures: item qu’une substance ne sçauroit
  13. commencer que par creation ny perir que par annihilation: qu’on
  14. ne divise pas une substance en oleux, ny qu’on ne fait pas de cleux
  15. une, et qu’ainsi le nombre des substances naturellement n’augmen
  16. te et ne diminue pas, quoyque elles soyent souvent transformées.
  17. de plus toute substance eit comme un monde entier et comme
  18. un miroir de Dieu ou bien de tout l’univers qu’elle exprime cha
  19. cune à sa facon, a peu pres comme une même ville est diverse
  20. ment representée selon les differentes situations de celuy qui la
  21. regarde. Ainsi l’univers est en quelque façon multiplie autant de
  22. fois, qu’il y a de substances, et la gloire de Dieu est recloublée de
  23. même par autant de representations toutes difserentes de son
  24. ouvrage. On peut même dlire que toute substance porte en
  25. quelque facon le caractere de la sagesse infinie et de la toute
  26. =puissance dle Dieu et l’imite autant qu’elle en est susceptible. Car
  27. elle exprime quoyque confusement tout ce qui arrire dans l’unirers,
  28. passé present ou arenir, ce qui a quelque ressemblance a une percepstio
  29. ou connoissance infinie; et comme toutes les autres substances expri
  30. ment cellecyaleur tour et s’y accommodent, on peut dire qu’elle
  31. étend sa puissance sur toutes les autres à l’imitation de la toute
  32. puissance du Createur.
  33. Il semble que les anciens aussi bien que tant d’habiles gens accoust
  34. mes aux meditations profondes, qui ont enseigne la theologie
  35. et la philosophie, il y a quelques siecles et dont quelques uns
  36. sont recommendables pour leur sainteté, ont eu quelqe connoissance
  37. de ce que nous venons de dire, et c’est ce qui les a fait introcluire
  38. et maintenir les formes substantielles qui sont aujourd’huy si de
  39. criées. Mais ils ne sont pas si eloignes de la verite, ny si ridlicules

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 4r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0007?run=74