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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 5r

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  1. descey que j’avance m grand paradaxe en pretenelant de rehabiliter
  2. en quelque facon l’ancienne philosophie et de rappeller postliminio les
  3. formes substantielles, presq bannies (ce que je ne fais pourtant qu’exhus
  4. pothesi entant qu’on peut dire que les corps sont des substances)
  5. mais peutestre qu’on ne me conclamnera pas legerement, quand on sçaura
  6. que j’ay assez mecité sur la philosophie moclerne, que j’ay donné bien
  7. du temps aux experiences de physique et aux demonstrations dle
  8. Geometrie, et que j’ay esté long temps persuaclé de la vanité dle
  9. ces estres, que pay esté enfin obligé de reprenclre mal qué moy et
  10. comme par force, apres avoir fait moy même des recherches qui ne ont
  11. fait reconnoistre, que nos modernes ne rendent pas assez de justice à
  12. S. Thomas, et à d’autres grands trommes de ce tempsla, et qu’il y a
  13. dans les sentimens des philosephes et Theologiens scholastiques
  14. bien plus de solieité, qu’on ne s’imagine; seurveu qu’on s’en serve
  15. a propos et en leur lieu. Je sieis même persuadé, que si quelque
  16. esprit exact et meditatis prenoit la peine d’éclairoir et de dligerer
  17. leur pensées à la fucon des Geometres aenalytiques, il y trouveroit un
  18. tresor de quantité de verités tres importantes et tout à fait demonstra
  19. tires.
  20. Mais pour reprenere le fil de nos considerations, je croy que celuy
  21. qui meditera sur la nature de la substance, que j’ay expliquée
  22. cydessus, trouvera, ou que les corps ne sont pas des subitancet clans
  23. la rigeur metaphysique (ce qui estoit en effect le sentiment des
  24. Alatoniciens) ou que toute la nature dlu corps ne consiste pas seu
  25. lement dlans l’etendue c’est à dire dans la grandeur, figure et
  26. mouvement, mais qu’il faut necessairement y reconnoistre quelque
  27. chose, qui aye du rapport aux ames, et qu’on appelle commutiement
  28. forme substantielle, bien qu’elle ne change rien dans les phenomenes
  29. non plus que l’ame des bestes, si elles en cont. On peut même demonstre
  30. que la notion de la grandeur, de la figure et clu mouvement n’est pas
  31. si distinete qu’on s’imagine, et qu’elle enferme quelque chose dl’imagi,
  32. naire, et de relatif à nos preceptions comme le font encor (: quoyqe
  33. bien d’avantagse) la eouteur, la chaleur, et autres qualités semblables
  34. dont on peut douter si elles se trouvent veritablement dans la
  35. nature des choses hors de nous. C’est pour quoy ces sortes de qua
  36. lités ne sçauroient constituer aueune substance. Et s’il n’y a point
  37. d’autre porincipe d’identité dlans les corps que ce que nous venons
  38. de dire, jamais un corps subsistera plus d’un moment. Cependant

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 5r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0009?run=74