Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 6r
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- det Romains,
- renversera la liberté celle action est comprise dans sa notion, car
- nous supposons que c’est la nature d’une telle notion parfaite d’un
- sujet, de tout comprenchre, à fin que le predicat ysoit enfermé ut
- possit in esse subjecto. On pourroit elire que cen’est pas en vertu
- de cette notion ou id é doit commettre cette action puis qu’elle
- ne luy convient que par ce que Dieu scait tout. Mais on insistera
- que sa nature ou forme respond à cette notion et puisque Dieu luy
- a imposé ce personnage il luy est desormais necessaire d’y satisfaire
- J’y pourrois respondre par l’instance des futurs contingens, car ils
- n’ont rien encor de reel que dans l’entendement et volonté de
- Dieu, et puisque Dieu leur y a donne cette forme par avance, il faudra
- tout de même qu’ils yrepondent. Mais paime mieux de satisfaire
- aux difficuttés, que de les excuser par l’exemple de quelques autres
- diffieuttes semblables, et ce que je vay dire servira à eclaircir aussi
- bien l’une que l’autre. C’est dlonc maintenant qu’il faut appli,
- quer la disfinction des connexions, et je dlis que ce qui arride contor
- mement à ces avances est asseuré, mais qu’il n’est pas necessaire,
- et si quelcun faisoit le contraire il ne feroit rien d’impossible en
- soy même quoy qu’il soit impossible (ex hypotheni) que cela arrive
- Car si quelqe homme estoit capable d’achever toute la dlemonstration
- prouve
- en vertu dle la quelle il pourroit, celle connexion du sujet qui est
- Cesar et du predicut qui est son entreprite heureure il feroit
- voir en efsect que la Dictature future de Cesar a son fondement
- dans sa notion ou nature, qu’on yvoit une raison, pour quoy il a
- plustost resolu de passer le Rubicon que de d’y arrester, et pour
- quoy il a plustost gagné que perdu la journée de phursale, et
- qu’il estoit raisonnable et par consequent asseure que cela arrivast
- mais non pas qu’il est nécessaire en soy même ny que le contraire im
- plique contradiction. A peupres comme il est raitonnable et asseure
- que Dieu fera tousjours le meilleur quoyq ce qui est moins parfait
- n’implique point. Car on trouveroit que cette demonstration de ce pre,
- dicat dle Cesar n’est pas aupsi absolue que elles des nombres oude
- la geometrie, mais qu’elle suppose la suite des choses que Dieu
- a choisie librement et qui est fondée sur le premier decret libre de
- Dieu, qui porte de faire tousjours ce qui est le plus parfait, et sur
- le elecret que Dieu à fait en suite dlu premier) à l’egard de la
- nature humaine, qui est que l’homme fera toujours (quoye libre
- ment) ce qui paroistra le meilleur. Or toute verité qui est fondée
- sur ces sortes de decrets, est contingente quoyque elle soit certaine, car
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 6r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0011?run=74