Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 6v
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- ces décrets ne changent point la possibilite des choset, et comme
- jay deja dit quoyq Dieu choifisse tousjours le meilleur asseure,
- ment cela n’empeche pas que ce qui est moins par fait ne soit et
- demeure pessible en luy même, bien qu’il n’arrivera point car ce
- n’est pas son impossibilité mais son imper fection qui le fait
- rejetter. Or rien est necessaire dont l’opposé est possible. Ontera
- donc en estat de satisfaire à ces sortes de difficultes, quelques
- grandes qu’elles paroissent ser en effect elles ne sont pas moins
- pressantes à l’egard de tous les autres qui ont jamais traite
- cette matiere) pourveu qu’on consiclere bien, que toutes les proposi,
- tions contingentes ont dles raisons pour estre plustort ainsi qu’aul
- trement, ou bien (ce qui est la même chose) qu’elles ont des preuves
- à priori de leur verité qui les rendent certaines et qui monstrent
- que la connexion du sujet et du predlieat de ces propositions
- a son fondement dans la Mature de l’un et de l’autre; mais
- qu’elles n’ont pas des demonstrations de necessité, puisque ces
- raisons ne sont fonclées que sur le principe de la contingence
- ou de l’existence dles choses; c’est a dire sur ce qui est ou qui
- paroist le meilleur parmy plusieurs choses également possibles,
- au lieu que les verités necessaires sont fondées sur le principe
- de contradiction et sur la possibilite ou impossibilité des
- essences mêmes sans avoir égard en cela à la volonté libre de
- Dieu ou des creatares.
- Apres avoir connu en quelque facon, en quoy consiste la natute des
- substances, il faut tacher d’expliquer la dependance que les unes
- ont des autres, et leur actions et passions. Or il est premiere,
- ment tres manifeste que les substances creées dependent de Dieu
- qui les conserre et même qui les produit continuellement par
- une maniere d’emanation, comme nous prouuisons nos pentées
- Car Dieu tournant pour ainsi dlire de tous costés et de toutes
- les facons le systeme general des phenomenes qu’il trouve bon
- de produire pour munifester su gloire, et regardant toutes les
- facet du monde dle toutes les manieres possibles, puisqu’il n’y a
- point de rapport qui échappe à son omniscience; le resultat de
- chaqe veue de l’univers, comme regardé d’un certain endroit
- est une substance qui exprime l’univers conformement à cette
- veue, si Dieu trouve bon de rendre sa pentée effectire et de
- produire cette subitance. et comme la veue de Dieu est tous,
- jours veritable, nos perceptions le sont aussi, mais ce sont nos
- segemens
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 6v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0012?run=74