Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 7r
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- jugemens qui sont de nous et qui nous trompent. Or nous arons dit cyclessus
- et il s’ensuit de ce que nous venons plite que chaq substance est comme
- un monde à part, independant cle tout autre chore hors de Dieu; ainse
- tous nos phenomenes, c’est à clire tout ce qui nous peut jaemais arriver, ne
- sont que des suites de nostre estre; et comme ces phenomenes gardent
- un certain ordre conforme à nostre nuture, ou pour ainsoclire
- au monde qui est en nous, qui fait que nous pouvons faire des
- obserrations utiles pour regler nostre coneluite qui sont justifiées
- par le suecés des phenomenes futurs, et qul’ainsi nous pouvons
- souvent juger de l’avenir par le passé, sans nous tromper, cela suffi
- roit pour elire que ces phenomenes sont veritables sans nous mettre en
- peinesils sont hors de nous, et si d’autres s’en appercoirent aussi: cepen,
- dant il est tres vray que les pelceptions ou expressions dle toutes les
- substances s’entre répondent, en sonte que chacun suivant avec soin
- certaines raisons ou loix qu’il a obsernées, se rencontre avec l’autre
- qui en fait autant, comme lors que plusieurs s’estant accordés de le
- trouver ensemble en quelqe endroit à un certain jour prefix le peuvent
- faire effectirement s’ils veuillent. Or quoy tous expriment les mêmes
- phenomenes; ce n’est pas pour cela que leur expressions soyent parfaite,
- ment semblables, mais il suffit qu’elles soyent proportionelles; comme plusieurs
- spectateurs croyent voir la même chose, et s’entrentendent en effect, quoyque
- chacun voye et parle selon la mesure de sa veue. Or il n’ya que Dieu
- (de qui tous les inviclus emanent continuellement, et qui voit l’uaivers non
- seulement comme ils le voyent, mais encor tout autrement qu’eux tous,
- qui soit cause de cette correspondance de leur phenomenes, et qui fasse
- que ce qui est particulier à l’un, soit public à tous, autrement il n’y
- auroit point de liaison. On pourroit donc dire en quelque facon, et dans
- un bonsens quoyqe eloigné de l’usage qu’une substancé particuliere
- n’agit jamais sur une autre substance particuliere et n’en petit non plus.
- si on considete que ce qui arrivé à chacune n’est qu’une suite deson
- ru notion compl
- iclée toûte seule, puisque cette ielée enferme dleja tous les preclicats
- ou enenemens et exprime tout l’univers. en effect rien ne nous peut
- arriver que des pentées et, perceptions et toutes nos pensées et perceptions
- futures nesont que des suites quoyque contingentes dle nos pensées et
- perceptions precedentes, tellement que si j’esteis capable de eon,
- siclerer distinctement tout ce qui m’arrine ou paroist a cette heure,
- py pourrois voir tout ce qui m’arrivera, ou qui me paroistra à tout
- jamais; ce qui ne manqueroit pas et m’arriveroit tout de même, qu’und
- tout ce qui est hors de moy seroit cletruit, pourveu qu’il ne restat
- que Dieu et moy. Mais comme nous attribuons à dl’autres chotes comme
- à cles causes agissantes sur nous ce que nous appercerons dl’une certaine
- maniere il faut consieleter le fondement dle ce jugement, et ce qu’il y a
- de veritable
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 7r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0013?run=74