Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 11v
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- quelques Philosophes anciens et nouveaux ont basti une certaine
- demonstration de Dieu, qui est fort imparfaite. Car disent ils
- il faut bien que j’aye une idée de Dieu ou d’un estre parfait
- puisque je pense de luy et on ne sçauroit penser sans iclée, or
- lidée de uet estre enferme toutes les perfections et l’existence
- en est une, par consequent il existe. Mais comme nous pensons
- souvent à dles chimetes impossibles, par exemple au elernier degre
- de la vistesse, au plus gr’and nombre, à la rencontre de la conchoide
- avec la batse ou regle. ce raisonnement ne suffit pas. c’est donc en
- ce sens, qu’on peut dire qu’il y a des idées vrayes et fausses, selon que la
- chote dont il s’agit est possible ou non. et c’est alors qu’on peut se
- vanter d’avoir une idée dle la chose, lors qu’on est asseuré de su possibi,
- lité. Ainsi l’argument surdit prouve au moins, que Dieu existe ne
- cessairement s’il est possible. Ce qui est en essect un excellent privilege
- de la nature divine, de n’avoir besoin que de sa possibilité ou
- essence, pour exister actuellement, et c’est justement ce qu’on appelle
- Ensa se.
- Pour mieux entendre la nature des idées, il faut toucher quelque
- chose de la varieté des connoissancer. Quand je puis reconnoistre
- une chose parmy les autres, sans pouvoir dire en quoy consistent
- ses differences, ou proprietés, la connoissance est consuse: C’est
- ainsi que nous connoissons quelques fois clairement sans estre en
- doute en aucune facon, si unpoème ou bien un tableau est bien
- ou malfait, parce qu’il y a un jenescay quoy qui nous satiifait
- ou qui nous choque. Mais lors que je puis expliquer les marques
- que j’ay la connoissance s’appelle distincte. et telle est la connoissan,
- ce d’un essayeur qui eliscerre de vray or du faux par le moyen
- de certaines épreuves ou marques qui font la definition de l’or.
- Mais la connoissance distintte a des degres, eur ordinairement les
- nations qui entrent dans la definition, auroient betoin elles me
- mes definition et ne sont connues que confurement. Mais lors
- que tout ce qui entre dans une definition ou connoissance distiaite
- est connu distinttement, jurqu’aux notions primitires; j’appelle
- cette connoissance adequate. Et quand mon esprit comprend
- à la fois et distinctement tour les ingrediens primitiss el’une
- notion, il en a une connoissance intuitive qui est bien rare,
- la plus part des connoissances humaines n’estant que confutes
- ou bien suppositires. Il est bon aussi de discerner les definitions
- etles
- nominales et reelles et j’appelle definition nominale, lors qu’on
- peut encor douter si la netion defimie est possible comme par
- exemple, si je clis qu’une vis sansfin est un ligne solide dontles
- parties sont
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 11v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0022?run=74