Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 12v
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- XXVI
- X7
- Pour bien concevoir ce que c’est qu’idéc, il faut prevenir une equivocation
- car plusieurs prennent l’idée pour la forme ou difference de nos pensées
- et de cette maniere nous n’avons l’idée dans l’esprit, qu’entant que
- nous y pensons et toutes les fois que nous y pentons dle nouu eau, nous
- avons d’autres idées de la même chose quoyqe semblables aux precedentes
- Mais il semble que dl’autres prenent l’idée pour un objet immediat
- de la pentée ou pour quelque forme permanente qui demeure lors que
- nous ne la contemplons point. et en effect nostre ame a tousjours en
- elle la qualité de se representer quelque nature ou forme que ce soit
- quand l’occasion se presente d’y penter. Et je croy que cette qualité
- de nostre ame entant qu’elle exprime quelque nature formé ou essence
- est proprement l’idée de la chose, qui est en nous, et qui est tous
- jours en nous, soit que nous y pensions ou non. Car hostre ame
- exprime Dieu et l’univers et toutes les esfences aussi bien que toutes
- mes
- les existences. Cela s’aucorde anec nos principes, car naturellement
- rienne nous entre dlans l’esprit par dlehors et c’est une mauvaise
- hubitude que nous anons de penter comme si nostre ame recevoit
- quelques especes messageres et comme si elle avoit des portes et des
- fenestres. Nous anons dans l’esprit toutes ces formés, et même de
- tout temps, parce que l’esprit exprime tousjours toutes ses pensées
- futures et pense eleja confusement à tout ce qu’il penset a jamais
- distinctement. et rien ne nous sçauroit estre appris dont nous
- n’ayons deja dans l’esprit l’iclée qui est comme la matiere dont
- cetée pentée se forme. C’est ce que alaton a excellemment bien
- considere, quand il a mis en avant sa reminiscence qui a beaucoup
- de solicité, pourveu qu’on la prenne bien qu’on la purge de
- l’erreur de la preexistence et qu’on ne s’imagine point que l’ume
- doit deja avoir sceu et pensé dlistinctement autres fois ce qu’elle
- apprend et pente maintenant. Aussi atil confirmé son sentiment
- par une belle experience, introcluisant un petit garcon qu’il mene
- insensiblement à des verités tres difficiles de la Geometrie touchant
- les incommensurables, sans luy rien apprenelre, en faisant seulement
- des dlemandles par ordre et à propos. Ce qui fait voir que nostre ame
- sçait tout cela vertuellement, et n’a besoin que d’animadversion
- pour connoistre les verités et par consequent qu’elle a au moins les idées
- dont ces verités dependent. On peut même clire qu’elle posseee cleja
- ces verités quand on les porend pour les rapports eles idlées.
- Aristote a mieux aimé de comparer nostre ame à des tablettes encor
- ruides, ou il y a place pour écrire, et il a soutenu que rien n’est dans
- nostre entendement, qui ne vienne des sens. Cela s’accorde d’avantage
- avec les notions pepulaires, comme c’est la maniere d’Aristote, au
- lieu que slaton va plui au fond. Cependant ces sortes de
- Doxologies ou practicologies peuvent passer dans l’usage or dinaire
- à peu pres
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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 12v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0024?run=74