Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 13r
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- à peu pres comme nous voyons que ceux qui suivent Copernic ne laissent
- pas dedire que le soleil se leve et se couthe. de trouve même souvent
- qu’on leur peut donner un bon sens, suivant le quel elles n’ont rien
- de faux comme j’ay remarqué eleja de quelle façon on peut dire
- veritablement, que les substances particulieres agissent l’une sur l’autre
- et elans ce même sens on peut dlire aussi que nous recevons de dehors
- ministere
- des connoissances par le mystere des sens, parce que quelques choses
- exterieures contienhent ou expriment plus particulierement les rai
- sons qui determinent nostre ame à certaines pentées. Mais quand
- il s’agit de l’exactitude des verités metaphysiques il est important
- de reconnoistre l’étendue et l’independance dle nostre ame, qui va
- infiniment plus loin, que le vulgaire ne pente, quoy q dans l’utage
- orclinaire de la vie onne luy attribue que ce dont on s’appercoit
- plus manifestement, et ce qui nous appartient d’une maniere par
- tieuliere, car il n’y sert derien, d’aller plus avant. Il seroit bon
- cependant de choisir des termes propres à l’un et à l’autre sens
- pour eviter l’equivocation. Ainsi ces expressions qui sont dans nostre
- ame, soit qu’on les concoire ou non, peuvent estre appellées idlées
- mais celles qu’on conçoit ou forme se peuvent dire notions,
- ren
- conceptus. Mais de quelque maniere qu’on les prue il est tous,
- jours faux de dire que toutes nos notions viennent des sens qu’on
- appelle exterieurs, car celle que j’ay de moy et de mes pentées et par
- consequent de l’estre, de la substance, dle l’action, de l’intentité,
- et dle bien d’autres, viennent d’une experience interne.
- Or dans la rigeur de la verité metaphysique il n’y a point dle caute
- externe qui agisse surnous, excepté Dieu seul et luy seul communiqui
- avec nous immediatement en vertu de nostre dependence continuelle
- D’ou il s’ensuit qu’il n’apoint d’autre objet exteme qui touche
- nostre ame et qui exeite immedliatement nostre perception. Aussi
- n’arons nous dans nostre ame les idées de toutes choses, qu’en
- vertu de l’action continuelle de Dieu sur nous, c’est à dire par
- ce que tout effect exprimes a cause, et qu’ainsi l’essence de nostre
- ame est une certaine expression ou imitation ou imaye de l’essence
- pentée et volonté divine et de toutes les idées qui y sont comprites
- on peut donc dire, que Dieu seul est nostre objet immediathors
- de nous, et que nous noyons toutes choses par luy; par exemple lors
- que nous voyons le soleil et les astres, c’est Dieu qui nous ena
- donné et qui nous en conterve les ielées et qui nous determine à
- y penter effectirement, par son concours ordinaire, dans le temps
- que nos sens sont disposés dl’une certaine maniere, suivant les loix
- qu’il a establies. Dieu ettle soleil et la lumiere dles ames, lumen
- illuminans omnem hominem venientem in hunc mundum, et ce
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 13r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0025?run=74