Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 14r
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- autrement ou de suspendre encor tout afait son action; l’un et l’autre
- parti estant et demeurant possible. Il depend donc ele l’ame de se
- precautionner contre les surprises dles apperences par une ferme
- volonté de faire des reflextions, et de ne point agir ny juger en cer
- taines rencontres qui apres avoir bienimeuremement delibere. Il est
- vray cependant et même il est asseure de toute éternité que quelque
- ame ne se servira pas de ce pouvoir elans une telle rencontre.
- Mais qui en peut mais ? et se peut elle plainetre que d’elle même?
- Car toutes ces plaintes apres le fait sont injustes, quand elles auroiene
- estés injustes abant le fait. Or cette ane un peu avant que de pecher
- auroit elle bonne grace de se plaindre de Dieu comme s’il la cleter
- minoit au peché. Les dleterminations de Dieu en ces matieres
- estant des choses qu’on ne scauroit prevoir d’ou sçait elle qu’elle
- si
- est dleterminée à pecher, Tors qu’elle peche deja effectirement.
- il ne segit que de ne pas vouloir la praique et Dieu ne scuuroit
- proposer une concition plus aisée et plus justeiaussi tous les juges
- Ce aic alispe n semome a mnete nalete uile
- t́ sans chercher les raisons qui ont disposé un homme
- a aroir une mauvaise volonté, ne s’arrestent qu’a consicleter com
- bien cette volonté est mauvaise. Mais peutestre qu’il est cesseuré de
- toute eternité, que je pecheray? Respondés vous vous même: peut
- estre que non; et sans songer à ce que vous nescauries connoistre
- et qui ne vous peut donner aucune lumiere, agisses suivant vostre
- devoir que vous connoissés. Mais dira quelque autre, d’ou vient
- que cet homme fera asseurement ce peché, la reponse est aisée,
- c’est qu’autrement ce ne seroit pas cet homme. Car Dieu voit
- de tout temps qu’il l’aura un certain gudas dont lanotion ou
- idée que Dieu en a contient cette action future libre. Il ne reste
- donc que cette question, pour quoy un tel gudlas le traistre, qui n’est
- que possible dans l’icée de Dieu, ex iste actuellement. Mais à
- cette question il n’y a point dle réponse à attendre icy bas, sice
- n’est qu’en general on cloit dlire, que puis que Dieu a trouvé bon
- qu’il existat non obstant le peché qu’il prevoyoit, il faut que
- ce mal se recompente avec mesure usure dans l’unirers, que
- Dieu en tirera un plus grand bien, et qu’il se trouvera en somme
- que cette suite des choces dans laquelle l’existence de ce pecheur est
- e comprise est la plus parfaite parmy toutes les autres façons
- Tourjioux
- possibles. Mais d’expliqueren detait l’admirable oeconomie
- de ce choix cela re se peut pendant que nous sommes voyageurs,
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 14r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0027?run=74