Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 5v
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- infere, que les hommes qui aiment la sincerite, aiment
- la vertu. L’auteur en infere, qu’on n’est sincere que
- par interest. Mais cette vertu n’etant pas moms agreable
- qu’urile, pourquoy ces deux motifs ne pourrorent ils
- pas y concourir:
- De la vertu ofsicreuse.
- On parle rcy des personnes qui possedent les
- bonnes graces des grands, et qui les emsloyent à rendre
- service aux gens. Cette nclination est belle, et il
- n’est pas defendu à ceux qui l’ont de s’appercevoir
- de lutilite, qu’ils en retirent, qui est de diminuer
- l’envie, qu’on leur poute, et de s’allirer des bons bf-
- a
- fices reciproques.Notre auteur ne leur attribue
- que les motifs d interest, mais il ajoute qu’ils esperent
- vainement ces effets de leur ossiciosité. En quoy il
- prend le contrepred de ses raisonnemens ordinaires,
- ou il rabaissoit la vertu par les veues du profit, qui
- en revient. Cestendant je crois qu’il auroit pû convenir
- que les personnes officieuses le plus souvent n’ont point
- sujet de s’en repentir. Pourquoy degouter les gens
- de cette belle occupation en leur refusant l’inclination
- à brenfaire, et en leur contestant l’utilité, qui si y
- trouve:
- De la bonté
- L’homme est si bon, dit on, qu’il envie aux autres
- leur bonnes qualités. Mais ce n’est pas toujouns par
- envie, qu’on est fache d’etre sunprasse; quand on est
- raisonnable, ce n’est pas le bien d’autruy, mais notre
- peu de bien ou de metrite, qui fait notre deplaisir
- (et effet est naturec, et quand il nous excite à l’emulation
- il est couable. Il est permis dans une course de faire
- des efforts pour vaincre les autres; mais non pas de les
- supplanter. Il est vray qu’on est tenté à nuire à
- un concourant, quand on peut avancer considerablement
- par ce moyen, et j’ai desa reconnu, que les ventus
- ordinatres ne sont gueres à l’epreuve des grandes len-
- tations. Mais il ne s’ensuit point, que la bonté est
- une vertu chimerique, comme l’on dit icy. L’on allegue
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 5v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068599:0048?run=74