Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 29r
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- qu’ainsi chacune des apparences qu’il svoit
- est ou celle du lube, ou celle du g lobe. En ce
- cas il me paroist indubitable que l’Aveugle Lxqui vient cesser de l’estre, les
- pecit discerner par les principes de la raison, joints
- à ce que la l’attouchrement luy a fourni de connoissance sensuelle
- sensitive. Car je ne parle pas de ce qu’il fera peut
- estre en effect, et sur le champ, estant e estant
- ebloui et confondu par la nouveauté ou estr
- estant d’ailleurs peu accoustumé à tirer dés consequences.
- Monfondem Le fondement de mon sentiment est, que
- dans le globe il n’y a point de points distingués du costé
- du globe même, tout y estant uni et sans
- angles, au lieu que dans le cube il y a huit points
- distingués de tous les autres. Si cela n’es
- si la veue, ou l’si s’il n’y avoit point ce moyen
- de discerner les figures, un avengle ne ne pou
- on un homme ne pou un abeugle ne pourroit
- point apprendre les rudimens de la Geometrie par
- l’attouchement, et un autre ne pourroit point les
- apprendre par la veue sans l’attouchement ar des
- qu’on admet cependant nous voyons que les aveugles
- nes sont capables d’apprendre la Geometrie, ’ontq
- même tousjours quelques rudimens d’une Geometrie presque
- naturelle un peu plus q naturelle; et que les o
- bieu le plus souvent on apprend la Geometrie par
- attouchement,
- la seule vue, sans se seri oroit pnepme
- presque comme comme pourroit faire un paraletique
- ou autre personne a qui l’attouchement fut presque
- interdit. Et il faut que ces deux Geometries celle
- de l’aveugle, et celle du paralytique se rencontrent,
- et s’accordentu quoyque il n yait est peut estre point
- diimages communes. Ce qui fait encor voir combien
- il faut distinquer les images, et des idées exactes,
- qui consistent dans les definitions; Effectivement
- ce seroit que que chose de fort curieux d’ de bien examiner
- les idées d’un aveugle ne, et d’entendre les descriptions, ême
- qu’il fait des choses figures. Par il peut arriver et entendre
- même la dochine optique entant qu’elle a est desendante
- des idées distinctes et mathematiques, quoyqu’il ne puisse
- point pardenir à concevoir ce qu’il y a de clair-consus
- c’est à dere l’image de la eumiere et des couleurs, c’est pourquoy
- un certain avengle né apres avoir ecouté des leçons
- Optique, qu’il paroissoit comprendre assez, repondit
- à quelcun qui luy demandoit ce qu’il croyoit que la de la lumiere,
- lumiere estoit qu’il s’imaginoit que ce devoit etre
- une chose agreable comme le suere Il seroit de même
- fort important d’examiner les idées qu’un homme
- ne sourd et muet peut avoir des choses non figurées
- dont nous avous ordinairement la description en paroles,
- mais qu’il doit avoir d’une maniere tout afait differente,
- quoy qu’ille puisse estre equivalente à la notre; comme l’écriture
- Fauparavant
- même
- re viennent aux
- mêmes idees
- et mêmed
- instructis
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 29r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0057?run=74