Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 52v
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- Et quant à la grandeur de la consequence et les
- degrés probabilité nous manquons encor de cette partie
- de la Ragique, car les la plus part des auteurs qui ont
- Casuistes qui ont écrit sur la probabilité, n’en ont pas même
- compais la pature, la fondant sur l’autorité au lieu de la
- fonder sur la verisimilitude o ’ autorité n’est qu’une partie
- des raisons de verisimilitude.
- f. 67 voicy quelques unes des raisons causes
- ordinaires de ce faux jugement. Premierement iest
- l’ignorance, secondement l’inadvertance,
- quand un homme ne fait aucune reflex con sur ce a
- même dont il est instruit. C’est une ignorance affectée et presente
- PElle est tousjours presente, mais elle n’est pas tousjours affectée
- car on ne s’avise pas tousjours de penser, au besoin à ce qu’on
- sçait, et dont on deuurois se rappeller la meuoire, si on
- en estoit le maistre. L’ignorance affectée est m tousjours
- mélée de quelque advertance, dans le tempsqo ou l’affecte.
- il est vray que dans la soite il peut y avoir de l’inaddeitance
- car ca ne peur il y a de l’inadvertance ordinairement
- L’art de s’aviser de ce qu’on sait, seroit un des plus importans
- mais je ne voi voy pas qu’ls les hommes ayent encor
- pensé jusqu’icy a en former des elemens: car art de
- a memoire, dont tant d’auteurs ont écrit est tout autre chose. )
- . Si donc on assemble confusement et à la hasse l’un des
- costes, et qu’on laisse echapper par negligence plusieurs sommes
- qui doivent faire partie du compte, cette pro precipitation ne
- produis pas moins de faux jugemens que si c’estoit une parfaite
- Ignorance sil faut bien des choses pour un bon bien que la batance
- se qu’on sy preune comme faut qlors qu’il s’agit de la balance.
- comme dans les livres des comptes des Marchands. Car
- stime
- ne faut negliger aucune somme, il facit bien determiner chaque somme
- à part, il faut les bien arranger, et il faut en fin le en faire
- une collection exacte. Mais on neglige plusieurs ps soit en
- ne s’avisant pas d’y penser, soit en passant legerement la dessus;
- qn ne donne poirt chor à chacun sa juste valeur, semblable à ce
- Buch halter oy teneur de livre de comptes, qui avoit
- quant que de les mettre dans la colonne; les reviseurs ree pour tromperles reviseurs, qui
- mal dans mais de megtre mal calculer les sommes particulieres
- n’y regardent pas si aisement à ce qui est dans les colounes mêmes.
- sa enqu ee Enfin apres avoir tout bien marqué on peut
- se tromper dans la collection finale sccit des colonnes, et enfinmême
- dans la collection finale, ou il ya summa summarum.
- AIusi il nous faudroit encor l’art de s’aviser, l’art d’estimer
- les probabilites la valeur des biens et maux, et onfin pour
- et puis
- et la cu connoissance de
- l’exactitude ses pour les joindre à l’art des consequences
- pour bien employer l’art des consequences et prendre un
- benne resolution, et en fine il faut de l’attention es de la potience apres tout cela
- pour pousser e tout jusqu’à la cous conclusion; ’i fant uneenfin il faut une ferme
- toutes
- ferme et constante resolution, pour executer ce qui a este
- conclu; et des adresses, methodes et loix particulieres, et habitudes formées
- particulieres, pour la maintenir dans la soite lors que les
- considerations qui l’ont fait prendre, ne sont plus presentes à l’esprut.
- il est vray quel dans bcho les ce qui importe le plus, et qui regarde,
- summam rerum, le bonheur et la misere on n’a point besoin
- de faut de connoissances d’aides homme e fauti i qu’il faudroit avoir
- = dans quelque controveise de theologie
- ou d’histoire
- pour bien juger ans un conseil d’estat ou de guerre, dans un tribunal
- Hen recompense
- de justice, dans une consultation de mederine ou dans quelque point
- je nathem atique et de mecanique mais il faut plus de fermeté et d’habitude
- pour prendre tousjours des bonnes resolutions, et pour les suiore. En un mot pourle vray bonheur
- dans ce qui l regarde ce grand point de la felicité et de la vertu,
- il felle mene de comessan suffit moins de connoissence,
- et plus de bonne volontépul de sorte que le plus grand idiot peut y peut
- pr paroaui aussi assement que le plus docte et les le plus habile
- avec Aristote
- = au besoin
- graces a dieu
- f 68 L entendement
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 52v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0104?run=74