Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 53r
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- . L’entendement sans liberté n’est d’aucun
- usage, et la liberté sans entendement ne signifie roit
- rien. Si un homme peut voir ce qui peut luy faire du bien ou du mal
- sans qu’il soit capable de faire un pas d pour s’avancer
- vers l’un, ou s’éloigner vers l’autre en est il micur pour avoir
- infage delaveue. (il en seroit plus miserable, et ut car il
- languiroit inutilement apres le lien, et craindioit le mal sa
- pouvoir eviter. ) Et celuy qui est en liberté de Courir
- Ca et la au milieu d’une parfaite obscurité en quoy est
- il q mieux que s’l’ estoit tallotté au gre du vent? son
- caprice scroit un peu plus satisfait cependant il n’en est
- pas mieux in estat de rencontrer le bien et d’eviter le mal
- qui n’en depend point)
- P. 68. Autre source de faux jugement. Contents du plemier
- plaisir qui nous vient sons la main ou que la coustume a
- pendu agreable, nous ne regardent pas plus loina est donc eneore la
- ne occasion aux homnes de mal juger lorsqu ne regaident
- pas comme necessaire à leur bonlieur, ce quii l est effectivement
- il semb il me semble que ette ce taux jugement est
- compris tous l’espece precedente, lors qu’on se trompe
- à legard des consequences
- 169 Reste à examiner s’il est au pouvoir dethomme
- un homme de changer l’agrement ou de sagrement qui accompo
- quelque action parficuliere. ... il le peut en plusieurs
- sencortres: les hommes peuvent et doivent corriger leur palais
- et luy faire prendre du qoust ou peut Changer aussi le gous
- e l’ame un juste exauen la practique, l’application, i
- coustume feront cet effect. C’est ainsi qu’on s’alcoustume
- au Tabac que l’usage ou la coustane fait enfii trontier agreabe
- il en est de même à l’épard de la vertio les habitudes sont des
- grands charmes, et oalne peut en departi sans inquietude. efrme
- on regardera peut estre comme un paradoxe que les hommes
- peuvent faire que deschoses ou des actions leur soyent plus ou
- r
- moins agreables, epntant on neglige
- vers la fin
- c’est ce que j’ay aussi remarque L 3 cydessus . 3
- e 47 aussi vers la fin. on peut se faire vouloir quelque chose
- d. 70. La Morale eferr e tabliesur de veritables
- et se former le goust.
- condemens, ne peutque determiner a la vertu il ce
- suffit que qu’un bongeur et un matheur infini apres cette
- vie soit possible. Il faut avouer qu’une bonne vie jointe à
- attente d’une eternelle felicité possible est preferable à une
- mauvaise vie accompagnée de la crainte d’une affieuse n
- ou pour le moins de sepouventableq incertane esporance d’estre
- annihilé. Tont cela est dela derniere evidence quand même
- des gens de bien n’auroient que des maux aessayet dans ce monde,
- et que les mechans y goubreient une perpefuelle felicate,
- ce hoi pour l’ordinaire est tout autrement car à bien
- considerer toutes choses ill out je crois la plus mauvaise part
- même dans cette vie Ainsi quan Llnus auroit point d
- rea ay dela du tombeau une vie Epicurienne ne seroit
- point la plus raisonnablé. Et je suis bien aise que nostre Excellent
- auteur rectific icys cequi qu’el paroist avoir dit en contraire
- cydessus fus5 voyes s. 65. qui pourvit estre assez fou,S
- pour resondre ex soy même s’il y pense bien de s’exposer à un
- danger possible d’estre infiniment mitheureux len sorte qu’il
- ait rien a gagner pour luyque le pur netent; quand même
- hiomne de bien ne serit au lieu de se mettre dans lestat de l’homne de bien
- de bien qnesee qu n’sa qui n’a a craindre que le
- neant et une eternelle felicité à esperer. les Mechans diront que
- p’ay evité de rien dire de la certitude ou de la probabilité de lestat avenir
- par ceque, je n’ay. d autre de sen de en ces endroit, que de monsne le faux jugement
- dont phacur se doi reconnoistre selon ses propres principes
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 53r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0105?run=74