Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 63r
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- sciences
- distinctes et incommunicables l’une constamment pendant le
- jour, et l’autre durant la nuit; et d’autre costé la
- même conscience agissant par interxalle dans deux corps
- differens; je demande si dans le premiercas l’homme
- de jour et l’homme de nuit, si j’ose m’exprimer de la sorte.
- ne seroient pas deux personnes aussi distinctes que socrate
- et platon; et si dans le secondcas ce ne seroit pas une
- seule personne dans deux corps distincts .. Et il n’importe en ren,
- de dire que cette même conscience qui affecte deux differens corps
- et ces consciences qui affectent le meme corps en differens temps
- appartiennent l’une à la même substance immaterielle,
- et les deux autres à deux distinctes substances immaterielles qui
- introduisent ces diverses consciences dans ces corps là: puisque l’identité
- personuelle seroit egalement determinée par la conscience, soit
- que cette consciende fut attachée a quelque substance individuelle immatorielle
- immortelle ou non... Une chose immaterielle qui pense doit quelques
- fois perdre de veué sa conscience passée, et la rappeller de
- nouveauon supposés que ces intervalles de memoire et d’oubli reviennent
- par tour, le jour et la nuit, des là vous avés deux personnes avec le
- même esprit immateriel... D’ou il s’ensoit que le Soy n’est
- point determine par l’identité ou la diversité de substance, dont
- on ne peut estre asseuré mais seulement par l’identité de la
- conscience j’avoue que si toutes les apparences estoient
- HE0B
- Changées et transferées d’un esprit sur un autre ou si Dieu
- transferoit mfit échangex les faisoit un echange entre
- deux esprits, donnant les le corps visible, et les apparences et conisciences
- de l’un à l’autre; l’identité personvelle ne seroit point tramferée au lieu d’estre
- ne seroit point attachée à Celle de la substance, mais auxe
- ences constantes
- que la morale, di avoir en veue: mansie puritem
- ces
- re
- eutre les seninens perceptions insensibles, qui demeureroitent, els et
- miracla commelors qu’on suppose que dient fait du vuite. Deplus il faudha que dieu fasse cecrange
- les apperceptions qui seroient eochangées, ne se pourroit faire que par
- que Dieu change non seulement des apperceptions ou consciences des er individus
- en question mais aussi des apparences qui se presentent aux autres à legard
- des de ces personnes, autrement il y auroit contradiction entre
- les consciences des uns et la contradiction le témoignage des autremente
- ce qui troubleroit l’ordre des choses morales. Cependant il faut
- qu’on m’avoue aussi que le divorce entre le monde insensible et sensible,
- c’est à dire entre les perceptions issensibles qui demeureroient à la mêmeaux mêmes
- substances, et entre les apperceptions qui seroient echangées, seroit
- un miracle comme celuy qu lors qu’on suppose lors que Dieu fait du vusde. Car
- ej’ ay dit cydessus pourquoye A cela n’est point conforme à l’ordre naturel. Voily une autre supposition:
- naturet. i il se peut pourtant que dans un autre
- lieu de l’univers i ou dans un autre temps, il se trouve un globe qui maintenant pour un temps
- qu ne differe point sensiblement de ce globe ou nous habitons, et que chacun des
- et que les hommes qui l’habitent, ne differert point sensiblement de chacun de nous qui lay repond
- de nons: Mais quand cela seroit, ce ne pourroit estre que pour Ainsi il ’aitraent millions de fors
- qvec les mêmes apparenes; et Dieu et consciences, et Dieu
- tisames ou
- c’en apperceraroient; mais parlent de ce qui se peus mais soil quo les transfere ou qu’on l
- Aiasi c d feront deux personnesset
- et cn pourroit chany transferer les amés d’un globe dans un autre
- eu
- les semblables des deux globes,
- am
- sans qu’elle
- naturellement, lis deux globes et les deux homo
- Ldecejquise
- ne le demeureroient que pour un temps. Par estant differs y ay est
- Rureste
- laisse, que dirat. ou de leu
- Car puisqu’il y a une diversité individuelle, il faut que utte diference consiste aumoins
- consiste dans les constitutions insensibles, qui se doivent developper
- avec le temps dans la suite des temps.)
- 8. 2 supposons un homme puni presentement pour ce qu’il a
- fait dans une autre vie et dont on ne puisse luy faire avoir
- absilument aucune con-science, quelle difference y at -il entre un tel
- peroonates se e rotuo vaeuti sans que it fdille se nettr
- =qui agiroient tour à tour
- dans le même corps,
- ans sseules consciences, et
- il faudra que Dieu fasse l’échange
- npeine de l’identite oc
- diversité re
- elle dela substan
- nc meme de de equiparoi
- stroit aux
- contres commen
- que
- personnles ne sont que le ri
- seua
- oec cuxcorps
- 1s de
- piu
- na
- seuls ou avee leurcercorpsi se
- personne ou de leur soy,
- quivant nostre
- sent ils
- serens deux personne
- ou la même ors que
- la coscience, et les
- apparences iernes
- et externes des hommes
- de ces giobes, ne sauroit,
- faire de distinction: il est
- oragque Dieu et lis esprits cap
- capables d’envisager les interr
- eux, et
- puises
- et rapports et es des temps et des
- Cme les constrations lesernes, insensibls
- les dese
- eulc a
- le difierna
- hommes deslbe deux globes pour
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 63r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0125?run=74