Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 65r
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- treilles de bien des gens si quelcun la vouloit introduire
- dans la practique de la vie ot de la couversation; comme l’auteur
- le reconnoist luy même dans la preface. Mais il va plus
- avant et icy, et quoyqu’il peran avoue que les hommes
- pretendent que e de ef parler de ce qui est naturellement
- vertueux ou vicieux selon des loix immuables, il pretend, qu’en effect
- qu’ils n’app entendent parler que de ce qui depend de
- d’opinion. Mais il me semble que par la même raison
- on pourroit saitenir qu’encor la verité et la raison
- et tout ce qu’on pourra nommer de plus reel, depend de
- l’opinion; par ce que les hommes se trompent, lors qu’ils
- en jugent. Ne vaut il donc pas mieur à tous égards
- de dire qu que les hommes entendent par la vertu,
- comme par la Verité, ce qui est conforme à la nature des choses
- souvent
- mais qu’ils se trompent, dans l’application. Ontre
- qu’ils se trompent moins qu’on ne pense; car ce qu’ils
- louent le meritent ordinairement à certains égards.
- La vertu de boire est un unavantage qui servoit
- à Bonosus à tirer des Barbans se concilier les barbares, et a tirer d’eux
- à leur tirer leur secrets. Les forces d’Hercule ou ce
- même Bonosus Pretendoit buy ressembler n’estoient pas
- moius une perfection. La subtilité des Larrons estoit
- louée chez les Lacedemoriens, et ce n’est pas l’adresse mais s l’exercicé qu’on on fait malapropo
- l’emply qui ot blamable; ceux qu’on roue en paix, seroit
- pourroient servir qualques fois d’excllans partisans en temps de guerre.
- Ainsi tout depeud cela depend de l’application des et du bon ou
- maumais usage des avantages qu’on possede. Il est vray
- aussi que les hommes se condamnent souvent eux mêmes, comme lors
- le public
- e lors qu’comme lors qu’ils rtannent dans les autres ce
- qu’ils font ce qu’ils blament dans les autras, Et ily a et qu’il y a
- soument contradiction entre ce que fait et que defend
- un i Magistrat entre les actions et les paroles, lor que qui scardalise les hommes lors que
- ce que fait et que de feud un Magistrat, n ou predicateur
- saute aux yeux de tout le monde
- N. 7I. En tous lieux ce qui passe pour vertu est cela même
- qu’on juge digne de louange on La vertu et le lovange
- sont souvent designés par le même nom. sunt hic etiam
- sua praemia laudi dit virgile (ub. 1. Aen. vers. 461) et Ciceron
- nihil habet natura praestantius, quam honestatem, quam laudem
- quam dignitatem, quam decus. quaest. THscul. lib. 2. C. 20. et
- itadjonte un peu apres: His ce ego pluribus nominibus
- unam rem de clarari volo. F Ce il’est vray que les anciens
- ont designé la vertu par ceqes par le non de l’honneste, comme lors qu’ils ont love
- incoctum generoso pectus honesto. Mais Et il est vray aussi
- que l’honneste a son nom de l’honneur ou de la louange. Mas Mais
- cela veut dire que non pas que la vertu est ce qu’on loue,
- ce qui depend
- mais qu’elle est ce qui est digne de louange; quoj
- de la verité, et non pas de l’opinion. plusieurs ne peusent
- point perieusement à la loy de Dieu, ou esperent qu’is se recon-
- cilieront un jour avec celuy qui en est l’auteur, et à l’egard
- de la Loy de ’Estat, ils se flattent de l’impunité: Mais celuy qui
- fait quelque chose de contraire aux opinions de ceux qu’il frequente
- et à qui veut se rendre recommendable puisse eviter la peine de leur
- censure et de leur dedain; personnet ne peut viore en societé constam
- ment meprisé. Et c’est la force de la Loy de la reputation jElle J’aydéja
- dit que ce n’est pas tant la peine d’une loy, qu’une peine naturelle que
- action s’attire d’elle même. Il est vray cependant que bien des gens ne
- at sur daui puae qu e se ao r
- =c’est à dire de
- bien porter le vin
- on ne pense point que
- +à qui il peut rester
- quelque sentiment de
- ia proprenature
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 65r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0129?run=74