Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 66r
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- et qui rend raison d. ce qu’on en dit icy. jedis
- donc, qu’une idée est claire; lors qu’ille sufit pour
- reconnoistre la chose comme lors que j’ay une idée bien
- claire d’une couleur, je la reconnoistray, q
- le ne prendray pas une autre pour elle
- celle que je demande; et si j’ay une idée exacte d’une
- pl claire d’une plaute, je la discerneray parmy d’autres voisines
- voisines. An lieu que l’idee est obscure, je n’ay pas
- d de quoy le reconnoistri qu qu la chose, quand
- sans cela l’idée est obscure. Ete exeeffect, je crois que
- t nous avons gueres de parfaitement claires sur
- les choses sensibles . Et lors que nous croirons d’avoir
- bien décrit une plante, on en pourra apporter une des indes
- qui aura tout ce que nous aurons mis dans nostre description,
- et qui ne laissera pas de se faire connoistre par quelque autre chose
- d’espece differente. Ainsi nous ne pourrons jamais déterminer parfaitement
- species infimas les dernieres Especes
- P. 4. Comme une idée est Claire est celle dont l’Esprit
- a une pleine et evidente perception, telle qu’elle est, quand il
- la reçoit d’un objet exterieur qui opere dument sur un organe
- bien disposé. de même une idée distincte est celle ou l’esprit
- appergoit une difference qui la distingue de toute autre idée.
- et une idee confusi est celle qu’on ne peut point pas
- suffisamment distinguer d’avec une autre de qui elle doit
- estre differente, Suivant cette notion de l’idee distincte,
- je ne voy point coment la distinguer de l’idée claire
- l’est pourquoy j’ay miea coustume de suiore icy le
- langage de M. des Cartes, qui une idee peut estre
- peut estre claire et confuse en même temps, et tellos sont
- les idées des qualités sensibles affectées aux organes, comme celle
- de la couleur, ou de la chaleur. Elles sont claires, car
- on les reconnoist et ou les discerne aisement les unés des
- autres; mais elles ne sont point distinctes, par ce ququ’on
- ne distingue pas ce qu’elles renferment, ansi on n’en
- sauroit e douner la definition on ne les fait connoistre
- que par des exemples, et au reste il faut dire que c’est
- qui servent a distinguertim de laulre
- contepture. Ainsi l’auteur appelle distiact idées distinctes, qu’on peut discriaquer
- un je ne say quoy, jusqu’a ce qu’on en dechifre la
- qui distinguent l’objet d’un autre mais comme les claires le
- font aussi, nous nommons distinctes celles qui fout distinguer
- les notions qui composent e fot distinguen, dans l’objet les
- masques qui le sont connoistre, et qui on donnent l’analyse
- ou definition. autrement nous les appellons confuses.
- Et dans ce sens la confusion qui regne dans les idees
- pourra estre plas sans de e pourra estre exemte
- de blame, estant une imperfection de postre nature.
- quelques fois pourtant elle pourra estre blamable; comme lors qu’il est
- important et ex monstouvoir d’avoir des idées distinctes.
- comme par exemple si un Alchymisse fourbe meje je prenois
- donnoit de l’or faiscit passer de l’or sophistique pour de du
- veritable, faute de faire les essais necessaires, qui contiennent
- 5. Mais dirat -oy, il n’y a point d’idee confuse seton on plus tost obscure) se la
- les marques du bon or.
- cette definition, car elle ne peut estre que telle qu’elle est
- apperque par l’esprit, et cela la distingue suffitamment de
- toutes les autres. S. 6: pour lever cettea difficulté, il faut
- savoir que la confusion des idées se rapporte aux noms, et ce qui la
- ato erti a pe pin etira
- = et la destinguer
- = il y d a des conleurs
- qui s’approchent de telle
- sorte, qu’on ne sauroit
- les discerner par memoire
- et cependant ou les discernera
- felqus sois l’une estant mise pres de l’autre
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 66r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0131?run=74