Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 82v
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- que dans nos idées nous ne mettons aucune
- siference entre Dieu et les esprits par ancun
- aucun nombre d’idees simples, ex cepte que
- pous attribuons à Dieu l’infinité
- THEOPH. Cecomu je la difference qu’ils y a
- dans mo costame (ily a encor une autre difference dans
- mon systeme entre Dieu et les esprits crées, c’est qu’il
- faut à mon avis, que tous les esprits crées ayent des corps,
- tout comme nostre ame en a un 7
- PHIL A L B (2 An moins je crois quil y a cette
- AL
- Analoque eutre les corps et les esprits, que de même
- qu’il n’y a point de vuide dans les varietes du
- monde corporel, il n’y aura pas moins de varictés dans
- les creatures intelligentes. En commengant depuis nous
- jusqu’x et allant jusqu’auxchoses les pt plus basse (
- c’est une descente qui se fait par de fort petite degres,
- et par une suite continuée de choses qui dans chaque
- elosgnement different fort peu l’une de l’autre. Il y a des
- poissons qui ont des ailes, et à qui l’air n’est pas
- etranger, et ilq il y a des oiseaux qui habitent
- dans l’eau qui ont le sang froid comme les poissons
- et dont la chair leur ressemble si fort par le goust
- qu’on permet aux scrupuleux d’en manger durant
- les jours maigres. il y a des animaux qui approchent
- si port de l’espece d’oiseaux et, des bestes qu’ils tiennent
- le milieu entre eux. Les Amphibiestiennent
- egalement des bestes terrestres et aquatiques. Les veaux
- marins vivent sur laterre et dans la mer, et les
- Marsouins oy de merdont le nom signifie
- pourceau de mer) ont le sang chaud et les entrailles
- d’un cochon, pour ne pas parler de ce qu’on
- rapporte des hommes marins. ily a une si grande
- proximité entre les animaux et les vegetaux, que
- si vous prenés le plus imparfait de l’un, et le plus
- parfait de l’autre, a peine remarquerés vous
- aucune difference considerable entre eux
- EtAinsi jusqu’a ce que nous arrivions aux plus basses
- et moius organis les parties de la matiere, nous trouverons
- par tout que les Especes sont lices ensemble, et ne
- different que par des dégres presque insensibles.
- Et lors que nous considerons la sagesse et la puissance
- infinie de l’auteur de toutes Chose(, nous avons sujet de
- penser que c’est une chose conforme à la somptueuse
- harmonie de l’univers et au grand dessein, aussibien qu’à la
- bonte infinie de ce souicerain Architecte que les differentes
- Especes des creatures, sélevent aussi Deu à peu à depuis nous
- vets son infinie perfection. Ainsi nous avons raisont de
- de
- nous persuacer qu’il y a teaucoup plus d’especes
- Creatures andessais de nous, qu’il n’y en la audessons. parceque
- nous sommes beaucoup plus eloignés de l’estre en degres de perfection
- de l’Estre infini
- =il y a des bestes qui
- semblent avoir autant
- de connoissance, et de
- raison que quelques
- animauix qu’on appelle
- hommes, et
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 82v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0164?run=74