Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 96v
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- et cesont les plus anciens monumens du genre humain
- les langues tiendront lieu de livres (On enregistrera avec le temps
- et mettra en Dictionuaires et Cn Grammaires toutes
- les langues de l’univers, et on les comparera
- entre elles, poce qui aura des usages tres grands tant
- pour la connoissance des choses, puisque les noms
- souvent repondent à leur proprietés (comme l’on voit
- par les denominations des plantes re differens chez de differens
- peuples) pour la que pour la connoissance de nostre
- esprit et de la merveilleuse varieté de ses operations;
- sans parler de l’origine des peuples, qu’on
- connoestra par le moyen des etymologies
- solides que la comparaison des langues fournim le mieux
- Mais c’est de quoy;’ay déja parle. Et tout cela
- fairvoir de l’utilité et l’étendue de la Critique)
- peu considerée par quelques Philosophes,
- tres habiles d’ailleurs, qui s’emancipent de parter
- dvec mepris du Rabbinage, et generalement de
- la philologie. ’e L’on voit aussi que les critiques
- trouveront encor loug temps matiere
- Je s’exercer avec fruit, et qu’ils feroit bien de me
- se pas trop amuser aux minuties, puisqu’ils tant d’objets plus revenans à traiter;
- d’objects plus importans quoqque je sache bien
- qu’encor les minutios sont necessaires bien souvent
- chez las critiques pour entendre et decouvrir
- des connoissances plus importantes. Et comme
- la critique roule en grande partie sur la les ots la signification
- connoissance des mets, et des mots, et sur la l’interpretation
- des auteurs, j il sur tout anciens sur couti
- cette discussion des mots, jointe à la mention
- que vous ares faite des anciens, m’a fait
- toucher ce point qui est de consequence. Mais
- pour reveuir à vos quatre defauts de la denominations,
- je vouz diray, Monsieur, qu’on peut remedier à tous, sur tout
- depuis que l’écriture est inventée, et qu’ils ne subsistent
- que par nostre negligence. M Car il depend de nous de
- de fixer las significations et d’en convenir, pour
- detruire cette tour de Babel. Mais il y a deux defauts
- defants ou il est plus difficile de remedier, c’est
- qui consistent l’un dans le doute ou l’on est
- si des idees sont compatibles, lors que l’experience
- ne nous sfournit pas toutes allibes combinées dans
- un même sujet; l’autre es dans les necessité
- qu’il y a de faire des definitions provisionnelles,
- des corps o des choses sensibles, lors qu’on n’en
- a pas assez d’experience pour en avoir des definitions
- plus completes. Mais j’ay parle plus d’une fois
- de l’un et l’autre de ces defauts.
- PHILAL. je m’en vay vous dire
- au moins dans quelque
- langue savante,
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 96v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0192?run=74