Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 99r
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- rarement,
- THEopH.) En effect on prend si p la peine
- qu’il faudroit se donner pour avoir l’intelligence
- des Termes ou Mots, que je me suis étonné, plus d’une fois
- que les Enfans pouvent apprendre si tost les
- langues, et que les hommes parlent encor si juste;
- veu qu’on sed s’attache s’y peu à instruire
- les enfans dans leur langue maternelle, et que les autres
- et que les hommes pensent si peu à aquerir
- des definitions nettes: d’autant que celles
- qu’on apprend dans les écoles ne regardent
- pas ordinairement les mots qui sant dans
- l’usage public. An reste. j j’avoue qu’il
- sore arrive soment aux homme lors même
- qu’ils disputent serieusement et parlent suivant
- leur sentiment; cependant jeyremarque
- aussi assez souvent que dans leur disputes
- despeculation, sur des matieres qui sont.
- du ressort de leur esprit, ils ont tout raison des deux costés,
- excepte dans les oppositions qu’ils font les uns
- aux autres, ou ils defigurent prennent mal
- le sentiment d’autray: ce qui vient du mauvais
- usage des Termes et suven aussi d’un esprit de contradiction et dupe
- A. 5. PHILAL. En second lieu l’usage des
- affectation de su periorité.
- Mots est quelques fois inconstant. Cela ne se practique que trop
- practique parmi les savans, cependant c’est une
- tromperie manifeste, et si elle estv olontaire
- C’est fouberi folie ou malice. Si quelcuti. en
- usoit ainsi dans ses comptes (omme de prendre
- un X pour un V) qui ee ce qui vondroit avoir que, Ge vous prie, voudroit avoir
- a faire avec luy.
- à faire a luy avec luy 2
- HEOPH Cet abus estant si commure
- dans le grand monde; que je crois que c’est plus tost mauvaise coûtume et.
- non seulement parmy les savans mais encor
- inadvertence que matice qui le fait commettre.
- ordinairement les det sens ont quelque affinite,
- Cela fait passer l’une pour l’autre on ne se donne
- pas le temps de considerer ce qu’on dit, avec toute
- exactituie qui seroit à so uhaiter. On est accoutume
- aux tropes et figures, et quelque fau elegance
- un faux brillant nous impose aisement. Car
- le plus souvent on Cherche le plaisir, l’amusement et m les apparences
- plus que la verité. Outre que souvent la vanité s’y mele
- 16. L PHIL AL. Le troisieme Abus
- est une obscurité affectée, soit en donnant à des
- termes d’usage des significations inusitées; soit en
- introduisant des Termes nouveaux, sans les expliquer
- d’avoir tort plus qu’il ne
- seruit a so
- qui
- significations diverse
- de même mot
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 99r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0197?run=74