Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 99v
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- Les anciens sophistes que Lucien toune
- si raisonnablement en ridicule, pretendant parter
- de tout, couvroient leur ignorance sons l’obscurité le voile de l’obscurité
- des paroles Parmy les sectes des philosophes la
- peripateticienne s’est rendue par romarquable
- par ce defant, mais les autres sectes, même parmi
- les podernet, n’en sont pas tous à tait exemtes.
- il y a par exemplent des gens qui abusent
- du terme d’Etendue, et trouvent necessaire
- de le confondre avec celuy de corps: L 5. 7. La
- Logique ou l’art de disputer, qu’on a tant
- estimé, à servi à entretenir l’obscurité. S. 8. ceux
- qui s’y sont addonnés ont esté inutiles à la Republique
- ou plus tost dommageables. 5. 9. Aulieu que les hommes
- mecaniques, si meprises des doctes, ont esté utiles à la
- vie humaine. Cepensant ces Docteurs obscurs
- ont esté admires des ignorans; et on les a crus
- invincibles par cequ’ils estoient munis de ronces
- et d’epines ou il n’y avoit point de plaisir de se
- fourrer: la seule obscurité pouvant servir
- de defense à l’absurdité. 5. 12. Le mal est
- que cet art d’obscurcit les Mots a embrouille
- las deux grandes regles des actions de l’homme,
- la religion et la justice.
- THEOPH. (I y a des obscurités Vos plaintes
- cependant
- sont justes en bonne partie. Il est vray qu’il y a
- (mais rarement) des obscurités pardonnables et même
- louables; comme lors qu’on fait profession d’estre
- enigmatique, et que l’enigme est de saison.
- pDythagore en usoit ainsi, et c’est assez la
- maniere des orientaux. Les Alchymistes qui
- se nomment Adeptes, declarent que de ne vouloir estre
- entendus que des fils de l’art; mais ils cela seroit
- bon si ces fils de l’art pretendut avoitn u clef
- du chifre. Une certaine obscurité pourroit estre permise
- permise: cependant il faut qu’elle cache quelque
- chose qui merite d’estre deviné, et que
- ’enigme soit dechifrable. Mais la religion
- et la justice demandent des idées claires. Il
- semble que le peu d’ordre en a rendu la doctrine
- 1e
- des ter
- embrouillée; et l’indetermination, a peut estre
- me
- plus nui que l’obscurité. des termes. Or co
- comme la Logiave est l’art qui enstigne l’ordre
- ord et laliaison des. pensées, je ner vais point sujet de la
- sujet de la blamer. Au contraire c’est plus tost
- faute de Legrque que les hommes se trompent
- =qu’on y a apporte
- en les enseignant,
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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 99v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0198?run=74