Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 100r
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- 14 PHILAL. Le quatrieme Abus est
- qu’on prend les Mots pour des choses, c’est à dire
- qu’on croit que les termes repondent à l’Essence
- reelle des substances. Qui est ce, qui agant esté
- elevé dans la Philosophic peri pateticienne, qui ne
- sefigure que les dix noms qui signifient les predicamens
- sont exactement conformes à la nature des choses.
- Que les Formes substanti elles, les ames vegetatives
- l’horreur du vuide, les especes intentionnelles ete
- sont quelque chose de Reel. les platoniciens ont
- leur ame du Monde, et les Epicariens la
- tendence de leur Atomes vers le mouvement
- dans le temps qu’ils sont en repos. Si les vehicules
- Aeriens ou Etheriens du docteur More eussent prevalu
- ete introduits dansquelque ondroit du monde, on ne
- las auroit pas moins cru reels.
- THEOpH F ce n’est pas proprement prendre se
- mots pour les choses, mais c’est croire vray ce qui est point; erpeur
- n’est point, abus trop commune a tous les hommes; mais
- qui ne depend pas du seul abus des mots, et consiste.
- en toute autre chose. sites predicamens est nc
- La Dessein des predicamens est fort utile, et sans les
- reetfer on doit penser à les rectifier qu plus tost
- qu’à les rejetter: les substances, quantites,
- qualites, Actions ou passions, et Relations, cestadire
- cinq predicamonstitres generaux des Estre
- pouvoient suffire; avec ceux qui se forment
- de leur composition. Et vous même Monsieur
- en rangeant les idées, n’aves pas voulu donner
- comme des predicamens. J’ay parle cydessus des
- formes substantielles. Et je ne cay si on est assez
- fondé à rejetter les ames vegetatives, puisque des
- sabiles gent et s personnes fort experimentées et
- judicieuses reconnoissent une grande analogie entre
- les plantes et les animaux, et que vous adés paru
- Monsieur, recon admettré l’amedes bestes
- l’horreur du vuide estoit proprement
- est une suite du plein. On a raison de nadmettre
- une horre l’horreur du vuide se recti peut entendre
- sainement, c’est à dire puisque la nature a rempli
- supposé que la nature ait une fois rempli le plu l espaces, et incondensables
- et que les corps soyent impenetrable, ’elle n’en
- sauroit admettre aucun. Et je tiens ces dextrois
- suppositions bien fondées. j’avoue qu’il n’y a
- point d’Ame du monde de platon, car Dieu est
- au dessus du Monde. Ex tramundana intelligentia
- ou plustost supramundana. jene say si par la
- tendence du mouuement des Atomes des Epicuriens vous nentendes
- on n’entend la pesanteur qu’ils leur attribuoient,
- et qui sans doute estoit mal fondée sans fondement.
- pusqu’ls pratendolent que les corps vont tons d’un même coste d’eux memes
- qui fent doivent fai
- ame et du coroa
- Mais les Especes
- inteationnelles ne le
- sont pas; quoyqu’on
- puisse excuser peut estre
- les Especes qui eganent
- vont de l’objet à l’organc
- eloigne; e le mais en
- sous entendant la
- propagation desmoncieme
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 100r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0199?run=74