Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 112r
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- l’existence d’aucune chose hors de nous qui corresponde
- à cette idée, c’est ce que certaines, gens croyent qu’on peut
- mettre en question, parce que les hommes peuvent avoir
- de telles idées de leur esprit, lorsque rien de el existe actuellement
- pour moy, je crois pourtant qu’il y a un degre d’evidence
- qui nous eleve au dessus du doute; on est invinciblement
- convaineu, qu’il y a une differente lors que de jour il vient
- à regarder le soleil, et lors que de nuit on pense à t astre
- Et l’idee qui est renouvellée par le secours de la mémoire,
- est bien differente de celle qui nous vient actuellement
- par le moyen des sens. Quelcun dira qu’on un songe
- peut faire le même effect, je reponds premierement que si
- tout est songe qu’il n’importe pas beaucoup que je leve ce doute,
- parce que si tout est songe n’est que songe, les raisonnemens
- sont inutiles, la verité et la connoissance n’estant rien
- du tout. En second lieu, il reconnoistra à monavis, la
- difference qu’il y a entre songer d’estre dans un feu, et y
- estre actuellement. Et s’il persisse à paroistre sceptique jeluy diray que
- c’est assez que nous trouvons certainement que la plaisir
- ou la douleur suivent l’application de certains de cetiobjets sur nou
- vrais ou songés, et que cette certitude est aussi grande que nostre
- bonheurou nostre malheur misere, deux choses au delà
- des quelles nous n’avons aucun interest. Ainsi je crois que
- nous pouvons compter trois sortes de connoissances: l’lntuitive,
- la Demonstrative, et la Sensitive
- THEOPH. ( je crois que vous avés raison, Mon sieur, et je pense même
- et je crois qu’à ces troi especes de la certitude, vous pourries
- adjouter la connoissance rai du vraisemblable, comme lil y a
- deux sortes de preuves, dont les unes produisent la certitude,
- et les autres ne se terminent qu’à la probabilité. Mais
- venons à cette guerelle que les sceptiques font aux dogmatiques
- sur l’existence des choses hors de nous, lyey dé et nous y avons
- de ja touché. Mais il y faut revenir icy. Morsieur l’Abbé Poucher
- quie j’ay fort disputé autres fois la dessus pare par eerit et de vi
- de vive voix et par eerit, avec teu M. l’Abbé Foucher chanoine
- de Dijon, savant homme, et subtil, mais un peu tropentesté de ses
- Academiciens, dont il auroit esté bienaise de resisciter la secté
- comme M. Gassendy avoit fait remonter sur le thentre celle d’Epicure.
- sa critique de la Recherche de la verité, et les discrons autres petits traités
- qu’il a fait imprimer en suite, ont fait connoistre. il fit il mit aussi,
- il mis dans le journal des savans des objections contre y mon
- systeme de l’Harmonie prectablie, lor que je com f lonsque
- lors que j’en fis part au public apres l’avoir digeré plusieurs
- années; mais la mort l’empecha de repliquer à ma reponse.
- il prechoit tousjours qu’il falloit se garder des prejugés, et apporter
- une grande exactitude, mais outre que luy même ne se mettoit
- pas en devoir d’executer ce qu’il conseilloit, en quoy il estoit assez
- excusable; il me sembloit qu’il ne prenoit pas garde si e
- un est autre le faisoit; e prevenu sans doute que personne le feroit jamais
- le feroit jamais. Mais il ne il ne vouloit pas même admeltre
- Or je luy fis connoistre que la verité des choses sensibles ne consistoit
- que dans la liaison des phenomenes, qui devoit avoir sa raison
- et que c’est ae qui les distingue des songes. Que s’il y a
- mais que la verité de nostre existence et de la cause des phenomenes
- prouue est unt d’une autre nature, par ce qu’elle établit des substances; et que
- tentreles perceptions
- qu’ila
- pur autour esses acuntogasement
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 112r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0223?run=74