Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 112v
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- les sceptiques gastoient ce qu’ils disont de bon, inle en le
- portant trop loin; et en voulant même etendre
- leur doutes aux experiences immediates ce que M. Foucher
- pourtant ne faisoit pase, et aux verités de raison,
- ce qu’il faisoit un peu trop. Mais pour revenir à vous,
- Monsieur; vous avés raisons de dire que les sentimens ont coutume
- d’estre plus vifs que les imaginations, qu’il y a de la difference pour vordinaire
- entre les sentimens et les imaginations, et entre songer d’estre
- dans le feu et d’y es mais quelqu mais les sceptiques diront que le
- plus et le moins ne varie point l’espece. il a les sentimens
- d’ailleurs quoyque les sentimens ont coutume d’estre plus vifs que
- les imaginations, l’on sait pourtant quil y a des cas ou des personnes
- imaginatives sont frappées parleur imaginations autant ou peut estre
- plus quqc qu’un autre list par la verité des coses. De sorte que je crois
- des phenomenes t’avenir c’est à dire ds de ce qui se passe en differens
- lieux et temps, et dans les l’experience des differens hommes,
- qui sont eux mêmes les uns aux autres des phenomenes tres
- importans surcet article. Et la liaison des phenonomenes se
- qui garantit les verités de fait à l’egard des choses
- sensibles hors de nous, se verifie par le moyen des verités
- de raison; comme les apparences de la perspective de l’optique
- saéclaircissent par la Geometrie. Cependant il faut avoirer
- que toute cette certitude n’est pas du supreme degre, comme vous
- l’aves bien reconnu. Car il n’est point impossible qu’il y ait metaphysiquement parlant, qu’ily ait un songe
- comme la bie dun comme;
- un songe suivi et durablet; mais c’est une hhose sans exemple,
- et presque aussi difficile de V que la fictimee
- et aussi contraire à la raison que pourroit estre parmy nous,
- que pourroit estre la fiction d’un liure qui se formeroit par le hazard
- jettant les cur en jettant pele mle mele les caracteres d’imprimerie. Au reste
- il est vray aussi que pourveu queles phenomenes dosent
- lies, il n’importe qu’on les appelle songes ou non ca
- laeux de verités, puisqu’aene se e l’experience monstre qu’on
- ne se trompe point dans les mesures quan qu’on prend, cors qu’elles
- sont prises sou selon les verités de raison.
- 55. 15 PHILAL. Auc reste la connoissance n’est
- pas tousjours claire, quoyque les idées le soyent. Un homme
- qui a des idees aussi claires des rdces d’un triangle et de l’égalité
- a deux droits, qu’aucun Mathematicien qu’il y ait au monde;
- peut pourtant avoir une perception fort obscure de leur convenance
- De THEOPH. ( je necout si les idees sont clares et distinctes,
- c’est à dire que toutes les parties de l’er
- THEOPH Je diray plus test que si l’idée est entendue a fouds,
- THEOPH. P’ordinairement lors que les idoes sont entendues
- à fonds, leur convenances et dis convenances paroissent. Cependant javoue qu
- il y en a quelques fois de si composées, qu’il faut beaucoup
- certames convenances oudisconvenances peuvent rester oncor obscures. Quant à vostre exemple je
- de soin pour de velopper ce qui y est cache, et à cet eyard
- encor obscures quant à l’exemple pour avoir dans l’imagination
- les angles d’un triangle, on n’en ps pas des idĺes claires pour cela
- L’imagination ne nous sauroit donner une commune auxtriangles
- acutangle et obfusangle, et cependant l’idée leur est commune.
- Hinsi peu degons ontendent a fouds ceque c’est qui n’ont hors des
- Geometres entendent à fonds ce que ’est que At
- il n’est pas aussi aisé qu’on pourroit penser, d’entendre à fonds
- CHAP. III. de lEtendue de la
- l a les angles d’un triangle
- et jusqu’anx verites
- seomesrique
- sur les phenomenes
- remarque, que
- e remarque
- = du triangle
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 112v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0224?run=74