Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 135v
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- deraisonnable pour supposer que l’homme est le seul
- Estre qui ait de la connoissance et de la sagest, mais que
- neantmoins il a esté formé par le purhazard, et que c’est
- Ce meme principe a beugle et sans connoissance qui conduit
- tous le reste de l’univers, je l’avertiray d’examtner à loisir la
- cette ensure tout à fait solide et pleine d’emphase de
- Ciceron (De Legibus lib. 2.) certainement, dit il personne
- devvoit estre si sottement orgeilleux que de s’imaginer
- qu’il y a au dedans de luy un Entendement et de la Raison
- et que cependant il n’ya aucune intelligence qui gouverne
- tout ce vaste univers. De ce que je viens de dire il s’ensuit
- lairement que nous avons une connoissance plus certaine
- de l’existence de dieu,gre de quelque autre chose que cesoit
- hors de nous.
- HEOPH (je vous asseure, Monsieur, avec une parfaite
- sincerité, que je suis extromement faché d’estre obligé de
- dire quelque chose contre cette demonstration: mais je le fais
- sculemens atin de vous donner occasion d’en remplir le vuide. C’est principalement
- c’est au S. 7 c’est à l’endroit ou vous conclués (5. 3.) que
- quelque chose a ef existé de toute eternité. j’y trouve de
- l’ambiguité. Si cela veut dire, qu’illy a jamais eu un temps
- ou rien n’existeri’en demeure d’accord, et cela suit veritablement
- des pe precedentes propositions par une consequence toute
- mathematique. Car si jamaisa il y avoit eu rien, il y auroit
- tousjours en rien, le rieu ne pouvant produire un estre; donc
- ve
- Mais il ne s’ensuit point, en vertu de ce que lo a avance
- jusqu’icy que s’il y a tousjours eu quelque chose, ila il y a eu quolque tousjours eu une certaine
- chose, c’est à dire qu’il y a un estre eternel. car en dira quolques adversaires diront
- qu’avec les adversaires que moy j’ay esté produit par d’autres choses,
- letala et ces cioses encor par d’autres Et si quelquesuns
- De plus si quelques uns admettent des Estres eternels (comme les
- Epicuriens leur Atomes) ils ne se croiront pas estre obligés pour
- cela d’accorder un Estre eternel seul sre qui soit seul la
- source de tous les autres. Car quand ils reconnoistroient que ce
- qui donne l’existence donne aussi les autres qualites ils nieront
- qu’une seule chose donne l’existence aux autres, et ils diront
- même qu’a chaque chose plusieuns autres doivent concourir. Ainsi
- nous n’arriverons, par cela seul à la source Une source de toutes
- les puissances. L’argu Ce pendant il est tres raisonnable dejuger
- de croire qu’il y en a une, et même que l’univers est gouverné
- avec sugesse. Cesendant qu’and on croit la matiere susceptible de
- sentiment, ou pourra estre disposé à croire qu’elle qu’il n’est
- poiut impossible, qu’elle le puisse produire. Au moins il sera difficile
- Mais quand da nostre resuppose que nostre pensle vienne
- d’en apporter une preuve qui ne fasse voir en même temps,
- 8.7. PHILAL. Je ne doute point que l’Excellent Homme dont
- qui it hte ponsunt
- j’ay emprunté cette demonstration, ne soit capable de la
- perfectionner: et je tacheray de l’y porter, puisqu’il ne
- sauroit gueres rendre un meilleur service au public.
- vous même ou le souhaités, et cela me fait croire que
- Mais s la suite fait voir
- d’abord, que disant quel quelque
- hode a existé de toute eternete
- us entendes
- Fet puisances de la chose,
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 135v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0270?run=74