Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 136r
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- pour
- Vous ne croyés point ques fermer la boucheaux Athées
- on doit faire tout rouler sur l’existence de l’idbe de Dieuennous,
- omme font quelques uns qui s’attahent trop fortement
- à cette decoucerte favorite jusqu’à rejettet toutes les
- autres demonstrations de l’Existence de Dieu, ou du moins
- à tacher de les affoiblir, et à defendre de les employer comme
- si elles estoient foibles ou fausses: quoyque dans le fonds cesoyent
- des preuves qui nous font voir si clatrement et d’une maniere
- si convaincante l’existence de ce souverain estre par la consideration
- Je nostre propre existence et des parties sensibles de l’Unirers,
- que je ne sense pas qu’un homme sage y puisse resister
- THEOPH Quoyque ji sois pour les idées innées, et particulierement
- pour celle deDieu, je ne crois point qu’ que les Argumens
- qu’on a voutu que les demonstrations des Cartesiens tirées
- les Memoires de lreroux)
- de l’idee de Dieu soin par faites j’ay monstré amplement aileurs (dans les Actes de neiphie, et danst
- ailleurs, qua que celle que M. Des-Cartes a empruntei
- d’Anselme Archeveque de Cantorbery, et que les scholastiques
- ont refute voulu refuter par cy par la, quoyque’ elle soit
- est tres belle et tres ingenieuse à la verité, mais qu’il y a
- pucor un vuide a remplir. Ce celebre Archeveque
- qui a sans douté esté un des plus capables hommes de son temps,
- se felicite non sans raison, d’avoir trouvé un moyen de prouver
- Existence de Dieu a priori, par sa propre notion, sans recourir
- à ses effects. Et voicy a peu pres la force de son argument:
- Dieu est le plusgrand ou comme parledes. Cartes) le plus parfait des Estres, ou bien c’est un Estre
- or il est plus quand ex Or c’est quelque chose de plus d
- eu birn qui de est une grandeur, d’une perfection, qui en enveloppe
- tous les degres supreme, qui en enveloppe tous les degres.
- C’est la notion de Dieus; Manntenant Voicy maintenant
- comment l’Existence suit de cette Notion; il est qu plus c’est quelque chose de plus
- i
- trand d’exister que de ne pas exister, l’existence adjoute
- un degré à la grandeur ou à la perfection; et comme l’enonce,
- M. des-Cartes d’existence est elle même une perfection
- Donc ce degre de perfection, ou bien cette
- perfection del existence est dans cet Estre supreme, tout
- grand, tout parfait; car autrement quelque degré luy manqueroit
- contre sa definition. Danc cet Estre existe Et par consequent
- cet Estre hupreme Existe. Tout ce qu’on peut repondre
- Les Scholastiques, sans excepter même leur docteur Augelique,
- ont meprisé cet argument, et l’ont fait passer pour un
- paralogisme, en quoy ils ont eu grand tort. Ce n’est pas
- un paralogisme, mars c’est une demonstration umparfaite
- lerendre d’une ruidence, Mathematique. C’est qu’en suppose lacidmen
- falloit prouver que cette idée du l’estre tout grand, ou
- tout parfait est possible, et n’implique point de
- contradiction. Et c’est deja quelque chose que par cette
- remarque je prouve, que supposé que Dieu soit
- possible, il est existe. Ce qui est le pribilege de la seule
- divinité. Mais il sevoit infortant que ou a droit de presumer
- +grandeur et
- = et M. des cartes qui
- avoit estudié assez long
- temps la philosophie scholastia
- au college des jesuites de
- la Fleche, a eu grande
- raison de le retablir
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 136r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0271?run=74