Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 138r
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.97.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 137v); this page is its right half.
The machine reads it as
- voulions nous eloigner un peu des idées communes,
- donner l’Essor à nostre Esprit, et nous engager dans l
- Examen le plus profond que nous pourrions faire de la
- nature des choses, nous pourrions en venir jus qul à concevoir,
- quoyque d’une maniere imparfaite, comment la matiere
- peut d’abordavoir este faite, et comment elle a commence
- l’exister par le pouvoir de ces estre supremt ce premier
- Estre Eternel; maison verroit, en même temps, que de donne,
- estre à un Esprit, c’est un Effect de cette puissance oternelle
- et infinie beaucoup malaisé à comprendre. Mais parce que
- ut estru
- adjonte adjoutet- il:) des notions
- surles quelles la philosophie est presentement fondée dans
- cela in ccarteroit Frosi
- le monde; je ne serois pas excusable de m’en eloignersifort,
- ou de rechercher autant que la Grammaire le pourroit
- permettre, si dans le fonds l’opinion communement etablie
- est contraire à ce sentiment particulier: jaurois tort, disje,
- de m’engager dans cette discussion, sur tout dans cet Ondroit
- e la terre, ou la doctrine receue est assez bonne pour mon
- dessein, puisqu’ille pose comme une chose indubitable que
- si l’on admet une fois la creation, ou le commencement de quelque SVBSTANCE
- quelque substance que ce soit, tirée du Neant, on peut supposer
- avec la même facilité la creation detout autre substance
- excesite le Createur luy même.
- THCOpH. F vous ne pouvées me faire ais un plus grand
- THEOPH vous m’avés fait un vray plaisir, Monsieur, de
- me rapporter quelque chose d’une pensée profonde de vostre habile
- auteur. que sa prudence trop scrupuleuse l’a empeché de produire toute entiere
- produire. C’est grund do ce seroit grand dommage s’il la supprimoit,
- et nons dostituoit laisoit là, apres nous avoir fait venir l’eau
- à la bouche. je vous arme asseure, Monsieur, que je is suis crois
- qu’il y aquelque chose de beau et d’important caché sous cette
- maniore dEuigme. il a substance en groses lettres, pourroit
- faire soubsonner qu’il cni vroit congoit la matiere pounil conçoit
- conceroir la production de la matiere comme celle des accidens
- que l’Esprit a quelqe hse de plus noble. Effectivement les Et distingiant se pensée singuliere
- qu’on ne fait point difficulté de tires du neante s’il ne troit
- sa pensée de la philosophie qui est presentement fondée dans le
- monde, ou dans eet endroit de la terre, je ne say sila voulu s’il n’a eu en veue les
- s’il n’a pense aux platoniciens, qui prenoient la Matiere
- plur quelque hose de fugant et de passager, à la maniere des
- accidens. et avoient tout une autre idée des esprits et des ames
- . 19 VHILAf. Enfin si quelques uns nient la Creation ou la podactionder de
- sous pret par la quelle les choses sont faites de rien parce qu’ils ne la
- fauroient concevoir. Nostre auteur ecrivant avant qu’il a su vostre
- decouverte sur ’exp la raison de l’union de l’ame et du corps
- volentaires sont produits dans les corps par la volonté de l’ame, et ne laisent pas de le croire, convaineus
- lus objecte, qu’ils ne comprennent comne pas comment les mouvemens
- Et il replique avec raison à ceux qui répondent que lame ne
- pouvant produire un nouveau mouvement, produnt seulement
- une nouvelle determination des esprits anima; il leur replique
- Disie, que l’un est aussi inconcevable que lautre. Enfiu infin
- enf Et rien ne peut estre mieux dit que ce qu’il adjoute à cette
- oecasion: que vouloir borner ce que Dieu peut faire, à ce que
- nous pouvons comprendre, c’est bonner une etendue infinie
- nossue comprehension, ou faire Dieu luy même fini
- par l’experience.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 138r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0275?run=74