Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 165v
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- conceptions
- des idee qu’ils n’avoient point auparavant, ils sont
- en estat de dire des delles hoses, à leur sens, ou du moins de
- eux mêmes, et sout admire quleur vient
- aux autres cette fertilité qui passe pour inspiration cerumeleur vient
- fort animées; ils admivent
- en bonne partie d’une forte ima sination etdune memoire
- heureuse, qui a bieu retenu les manieres de parler des livres
- prophetiques, que la lecture ou l’exemple d’autres
- led les discours deleur confreres leur des autres leur ont rendu
- familiers. Antoinette de Bourignon se servoit de A
- la facilité qu’elle avoit de parler et d’ecrire comme dune
- preuue de sa mission divine. Et je connois un h visionnaire
- dont toute la preue qui fonde la sienne sur
- la f le talent qu’il avoit, de parler et prier tout haut une jeurnée eatiere
- dix six heures durant, sans se lasser, et sans demeurer à sec.
- il y a des personnes qui apres avoir practiqué des aute
- austerités ou apres un estat de tristesse, quudent une paix de
- et ilsy trouvent tante taut de douceur qu’ils croyent que c’est
- un effect du S. Esprit. Et il est bien vray que le contentement
- qu’on trouve dans tue la consideration des de l bonté de Dieu,
- la grandeur
- dans l’accomplissement de sa volonté, dans la practique des vertus
- est une grace de dieu, mais c n’est pas tousjours une grace quiait besoin
- d’un secours sur nature l comme beaucoup de ces bouues gens le
- pretendent. on a vû il n’y pas long temps une damesoille
- de bonne maison fort sage, qui croyoit dés sa Geunesse de parler
- à jesus Christ, et d’estre son Epouse d’une maniere toute
- particuliere. Sa Mere avoit un peu donné dans de l’Enthosiasme,
- et dela
- et des plus
- grandes
- Ten toute autre chose
- + à ce qu’on racontoit
- mais la fille ayant commencé de bonneleure estoit allée bien plus lomavant
- sa salis faction et joye estoit indicible, a segesse parvissoit c
- dans sa conduite, et son esprit dans ses discours. La chose alla cependant si
- loin que qu’elle recevoit des lettres adressées à jesus cast
- touties, cachetées, qu’on adressoit de jesas Caust et repondoit
- sans les ouvriru et rendoit les qu’on adressoit à Hastre seigneur, et elle
- les renvoy est cachetées comme, elle les avoit recenes, avec
- la réponse, qui paro issoit quelques fois faite à propos et tousjours caisonnable
- Mais elle enfin, elle cessa d’en recevoir de plur de faire trop débtuit
- En esporgne elle auroit este une autre stg erese.
- Mais foutes les persounes qui’ont de pareilles visions n’ont pas
- la même conduite il y en a qui cherchent à faire secte
- chefs de secte, à reformer a lelverse lo
- et même a faire naistre des troubles: et l’Angelterre enca fait
- une estrange epreuue. Quand ces personnes agissent de bonne fis fis foy
- il est difficile de les ramenerellerqu que lques fois le renvesement
- de tous leur desseins les corrige, mais souvent est troptard. Il y avoit
- tand, comme un visionnaire, mort depuis peu, qui se croyoit immortel, parcequ’il
- repuispeu
- estoit fort age et se portoit bien, sans avoir lu le livre d’un Anylois d’estrit publié il a paslongtemps
- (qui vouloit faire croire que je sus Christ etoit venu encor pour exemter
- deliarer de la mort corporelle les vrais croyans,) il estoit apeuc
- pres dans les mêmes sentimens depuis longúés années. Mais quand
- il se senfoit mourir il alla jusqu’à douter de toute la religion, kulman
- pas cequ’elle ne repondoit pas à sa chimere. Quirin eman Silesien
- et
- o il vouloit
- Bohemien, homme de savoir et d’esput, mais qui s’estoit laisse abantonu
- ae dans les visie chimeres, par la lecture de jaques Betrne, auteur extraordinarre
- dont il vouloit edans ressusciter dans son Benme vanime
- apres avoir fait du bruit en Hollande e Cel
- mais qui avoit
- que la passion
- anime
- quiles ravit
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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 165v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0330?run=74