Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 168r
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- à des provisions pour le corps, sans songer aux
- moyens de perfectionner l’entendement. Ils prennent
- un grant soin de paroistre tousjours dans un equippage propre
- et brillant, et ils souffrent sans peine que leur ame soit
- pauisse couverte de mechans haillons de la prevention
- et de l’erreur, ou que la nudité c’est à diné l’ignorance
- paroisse a travers. E sans parler des intere sts qu’ils
- divent prendoe à un Estat a venri, ils negligent pas moies
- dans ce monde
- qu’ils sont interessés a connoistre dans la vie qu’ils meneat
- icu fas et c’est quelque chose d’etrarge que bien souvent ceax qui regardent le pouvir et
- se disent genties commes et de bonne mason se laissent ’entever
- tous leur aysutayes par des gens d’une plus casse
- naissance
- ou de leur fortune, l’abandonne à des gens d’une condition
- inferieure à la leur, mais qui les surpasse en connoissance
- sar il faut bien que les aveugles soyent conduits par ceux
- qui voysent, et ou qu’is tombent dans le fosse, et il
- n’y a point de pire esclavage, que celuy de l’entendement.
- THEOp H. C il n’y a point de preuve plus evidente ais biens interests
- de la negligence des hommes, par rapport à la recherche,
- que le peu de soin qu’on a de connistre ce qui convient
- à la santé, qui est un de nous plus grands biens. Et quoyque
- les grands se ressentent autant et plus que les autres des
- nauuais effects de cette negligence; ils n’en reviennent
- point. pour ce qui se rapporte à la foy plusieurs regardent
- consitient lsoi la pensée qui les pourroit porter aux à la
- iscussion, comme une tentation du dicbee demon,
- qu’ils ne croyent pouvoir mieux surmonter qu’en tournant
- l’esprit à toute autre chose. t Les hommes qui
- n’aiment que les plaisirs, ou qui s’aftachent à quelque
- ont coustume de
- de
- ccupation negligent toutes les autres affaires.
- nur, un chasseur, un bereur beteveur, un debaucie perda et même un curicux
- meglipera son poces et sa fortune et son bien, faute
- de se donner la peine de soliciter un procés, ou de parler
- à ses amis a des gens en poste. Il y en a comme Honorius,
- qui lors qu’on luy porta la nouvelle de la perte de Ram
- chut que cestsit e poule qui portoit ce non, ce qui le facha
- plus que la verité larsqu’il la seut. Il seroit naturel à souhaiter
- que les hommes qui ont du pouvoir tussent de la connoisance à proportion
- o proportion, comme un bon general doit savoir
- mais ququand lede le détait des
- cciences et arts, Tet de Histoiret ny seroit pas,
- il seroit ades un g un jugement solide et
- exerce et une connoissance des choses egalement grandes et
- et generales, p vandro pourroit suffice c
- et generales, en un mot, summa rerum
- pourroit suffire. Et comme l’Empereur
- Auguste avoit un Abregé des: Forces et
- besoin de emepe de l’Estat, qu’il avoit
- appelloit Breviarium imperii, on pouroit
- avoir n e un Abnegé des interests de l’Homme
- negligemment
- Fet de practiquer
- bagatellur
- l’Empereur
- des langues ny
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 168r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0335?run=74