Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 37r
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- IHILAL. Mais supposé qu’il y ait des
- HJLAL S’il ga des veritez qui puissent etre
- imprimées dans l’entendement, sansqu’il les apper-
- coive, ge ne voi pas comment elles peuvent differer
- par rapport à leur origine, d’avec les veritez qu’il
- est seulement capable de connoitre.
- SHEOPH. L’esprit n’est pas seulement capable
- de les connoitre, mais encon de les trouver en soi, et s’dl
- n’avoit que cette simple capacite de recevoir les con
- noissances, ou la puissance passive pour cela, aussi inde
- terminée que celle qu’a la cire de recevoir des figures,
- et la table rase de recevoir des lettres; il ne sevoit pas
- la source des veritez necessaires, comme je viens de
- montres qu’il l’est: car il est incontestable que les sens
- ne suffisent pas pour en faire voir la necessité: et
- qu’ainsi l’esprit a one despositiontant active que passi,
- ve pour les cirer luimeme de son fonds; quoique les
- sens soient necessaires pour leur donner de l’occasion
- et de l’attention pourcela, et pourle porter pluitôtaux
- ones qu’aux autres, Vous voyee donc, Monsieur, que
- pan tes-habiles d’ailleurs quisont d’uns auire
- sentiment n’avoir pas assez medite sur les suites de la
- difference, qu’ilg a entre les veritez necessaires ou
- éternelles, et entre les veviter d’éperiente; commeje
- l’ai déja remarque, et comme toute notre contestation
- le montrela preuve originaire des veritez necessaires
- vient du scul entendement, et les autres veritez viennent des expe,
- riences ou observations des sens. Nôtre espoit est capable du
- de connoitre les ones et les autres, mais il est la source despse:
- mieres, et quelque nombre d’experiuncesqu’on puisse avoir
- particulieres
- d’une verité universelle on ne sauroit ;’en asseurer pour
- toujoury par l’induction, sans en connoitre la ne cessité par
- la raison.
- PHJLAL. Mais n’est. il pas vrai que sices mots etre
- dans l’entendement, emportent quelque chose de posirif, ildsi
- gnissent, etre appercû et campris par l’entendementi soigni
- ucs
- fient tout autre chore
- 35 a
- SHEOPH. (C’est assez que ce qui est dans l’entendement
- y puisse etre trouve, et que les sources, ou preuves originai
- soyent
- res des veritez dont il s’agit, ne snt que dans l’entendement
- La preuve des rerités necessaire
- vient du seul entendument.
- i
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 37r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0073?run=74