Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 42v
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- le seroit rabbaisser les dons deDieu. Quelcun
- dira que plus on est inorant, plus on approche de l’avantage
- d’un bloc de marbre, et d’une piece de bois, qui sont
- infallibles et impeccables. Mais par malheur ce n’ est
- pas en cela, qu’on y approche; et tant qu’on est
- 2
- capable de conneissance, on peche en negligeant
- de l’acquerir et on manquera d’autant plus
- aisement qu’on est moins instruit
- HAP. FI. qu’il n’y a point de
- principes de prastique qui soyent mnes
- S. 1 PHILAL. La Morale est une Science
- demonstrative, et cependant elle n’a point de
- principes innes. Et même ilseroit bien difficile de
- produire une regle de morale qui soit de nature a estre
- deun
- resolue d’un consentement aussi general, et aussi promt
- 1
- que cette Maxime, ce qui Est, est.
- THEOpH. il est absolument impossible qu’il y
- ait des verites des raison aussi evidentes que les
- identiques ou immediates. Et quoyqu’on puise dire
- veritablement, que la morale a des principes mnes
- indemonstrables et qu’un des premiers et des plus
- prastiques est, qu’il faut suiore la joye et eviter
- la tristesse. il faut adjonter que le n’est pas une
- verite, qui soit purement de raison, puisqu’elle
- connue
- est fondee sur l’experiena interne, ou surdes
- connoissances confuses, car On ne sent pas ce que c’est que
- la joye et la tritesse
- PHILAL. Ce n’est que par des raisonnemens,
- par des discours et parquelque application
- eprit,
- qui’on peut sasseurer des verites de prastique
- Les verités de raison ne neuvent
- par être si immediates que
- les Identiques.
- Les principes de Morale ne sont
- connus purement nar da raison
- ellea ils sont fondéo auosi sur
- l’erperience interne, et sur un
- inotinit.
- (HEOpH. quand cela seroit, ellesn en seroit pas seroient pas
- gnoins innées. ependant la maxime que je viens
- s alleguer paroist d’une autrenature, elle n’est pas connue par
- la raison, mais pour ainsi dire par un instinct. Cest
- un principe inne, mais il ne fait point partie de la lumiere
- naturelle; car on ne le connoist point d’une matierel mineu
- lumineusé. Cependant ce principe pose, ou peut tirer des consequences
- setiores scientitiques, et j’applaudis extremement à ce que
- Donns venes de dire Monsieur, de la morale, comme
- d’unescience demonstrative. Aussi voyons nous qu’elle
- ensuigne des verités si evidentes, que les larrons,
- les pirates et sandits sont forcés e les observer entre
- eux
- 8. 2. pHitAhu mais les
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 42v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0084?run=74