Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 57r
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- pêcher que sous ce beau nom, on ne fasse
- passer des préjuges, et cherche à couvrir
- sa paresse.
- THTEOPH. Nous sommes d’accord sur ce
- point, car bien loin que j’approuve qu’on se
- fasse des principes douteux, je voudrois moi
- qu’on cherchât jus qu’à la démonstration des
- Axiomes d’Eucade, comme quelques Anciens
- ont fait aussi. et lors qu’a demande le moien
- de connoitre et d’examiner les principes innes;
- je reponds, suivant ce que jai dit, ci dessus,
- qu’excepté les instincts dont la rairon est
- inconnuce, il faut tacher de reduire aux pre
- miers principes, cest à dire, aux Axiomes iden
- tiques ou immediats par le moyen des defini-
- tions, qui ne sont autre chose qu’une d’eposi
- tion distincte des idées. Je ne doute pas même
- que vos amis contraires jusquici aux verités
- innées n’approuvent cette methode, qui paroit
- conforme à leur but principal.
- CHAP. TII. Autres Considera
- tions touchant les principes innés, tant
- ceux qui regardent la speculation, que ceux
- qui appartiennent à la pratique.
- 5. 3. PATLIAL. Vous vouler qu’on reduise-
- les verités aux premiers principes, et je vous
- avoue que sil yy a quelque principe, cest sans
- contredit celuici: il ett impossible qu’une chose
- soit et ne soit pas en mêmetems: cependant il
- paroit difficile de soutenir qu’il est inné, puis
- quil faut se persuader en même tems que les
- idées d’impossibilité et d’identité sont innées.
- THTEOPHI. de faut bien que ceux qui sont
- pour les verités innées, soutiennent, et soient
- persuader, que ces idées le sont aussi; et j’avoice
- que je suis de leur avis. L’idée de l’être, du
- possible, du Même, sont si bien innées, qu
- elles entrent dans toutes nos pensées et raison
- nemens, et je les regarde comme des choses etsen
- tielles à nôtre eoprit; mais jai déja dit, qu’on
- ny point toujours une attention particuliere
- et qu’on ne les démêle qu’avec letems. Pai
- acore
- déja dit (que nous sommes, pour ainsi dire,
- innes à nous mêmes, et puis que nous sommes
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 57r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0113?run=74