Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 271v
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- envisagé par hazare, fert d’occasion à un
- homme ingenieux pour saviser de chercher
- laverité generale, mais dertencoreune affaire
- bien souvent que de la trourer: Outre que cette
- voye d’invention n’estpas la meilleure ni la plus
- employée ehez ceux qui procedent par ardre, et
- par methode, et ili ne s’en servent que dans les
- occasions ou de meilleures methodes se trouvent
- courtes. Cest comme quelques uns ont crû qu’etr-
- chimede a trouvé la quadrature de la Parabole,
- en pesant un morceau de bois taille paraboliquement,
- et que cette experience particuliere, lui a fait prou-
- ver la verité generale imais ceux qui connoissent
- la peretration de ce grand homme, voyent bien
- qu’il n’avoit point besoin d’un tel secours.
- Cependant quand cette voye empirigue des verités
- particulieres auroit ete l’occasion de toutes les
- decourertes, elle n’auroit pas ete suffisante pour
- les donner; et les inventeurs mêmes ont eté ravis
- de remarquer les maximes et les verités generales
- quandils ont pû les atteindre, autrement leurs
- inventions auroient eté font imparsaites. Tout
- aqu’on peut donc attribuer aux Ecoles et aux
- Prosesseurs, c’ert d’avoir receuilli et rangé les
- Maximes et les autres verités generales. Et plut
- a Dieu qu’on l’eut fait encondavantage et avec
- plus de soin et de xi les sciences ne se trou-
- veroient pas si dissipées et si embrouillées. Hu
- restesjavoue qu’il ya souvent de la differance entre
- la methode, dont on se fert pour enseigner les scien-
- ces, et celle qui les a fait trouver: mais ce n’est pas
- le point dont il l’agir. Quelquesfois, comme jay déja
- obserré, le hazart a donne occasion aux inventions,
- si lon avoit remarque ces accasions et en conservé
- la memoire à la posterité (ce qui auroit eté fort utile)
- ce detait auroit eté une partie tres consideralle de
- l’histoire des arts, mais il n’auroit pras eté propre
- a en faire des systernes: quelque foit aussi les inven-
- teurs ont procede raisonnablement, à la verités mais
- par des grands circuits se troure qu’en des repcon-
- tres d’importance les auteurs auroient rendu ser-
- vice au public, s’ils avoient voulu marguer fince-
- rement dans leurs ecrits les traces de leurs essais;
- mais si le systene de la science devoit etre fabrique
- sur ce pred la, ce seroit comme si dans une mai-
- son acherée l’on vouloit garder tout l’appareit
- dont l’arhitecte acu besoin pour l’elever. Les
- bonnes Methodes d’enseigner font toutes telles, que
- la science auroit pû etre trouvée certamement
- par leur chemin. Et alors si elles ne sont pas
- empiriques, c’est a dire, si les veritez, sont ensei
- quées par des raisons ou par des preures tirées
- des idées, ce sera toujours par Axiomen T heore-
- mes, Canons, et autres telles propositions gene-
- rales. Autre chose ett, quand les verités sont des
- Aphorismes, comme ceux dHigpocrate, c’est
- à dire, des veritez de fait ou generales, ou du moins
- vrages le plus souvent, apprises par l’observation
- ou fondels en experiences, et dont on n’a pas des
- nisons toat a fait convainquantes. Mais
- Leo Aphoriomes ou verités qu
- trouven que par des verités part
- alceres.
- neraleo de fait ne neuvent se
- cen ert pas degudi
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 271v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0544?run=74