Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 272r
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- ce ner pas dequoi il l’agiticiy car ces veritez ne sont
- point connues par la thaison des idées
- PH LetL. Voui la maniere par laquelle notre
- ingenieux Anteur concoit que le besoin des Maxi-
- mes a eté intronuit. Les Eciles ayant etabli la dispute,
- comme la pierre de touche de l’habileté des gent,
- elles adjugeoient la victorre à celui, à qui le champ
- de bataille demeuroit, et qui parloit le dennier.
- Mai donner moyen de convainere les opinatres
- il falloit établir. Les laximes
- THEODH. Les Ecoles de Philosophie auroient
- mieux fait sans doute, de joindre la pratique à la
- theorie, comme font les Ecoles de Medecine et de chymie, et de Mathematique;
- de Chyarie, et de donner le prix à celui qui auroit
- le mieux fait, sur tout en morale plutor qu’a celin
- qui auroit Le mieux parle. Cependant commeil-
- y a des matieres ou le discours même est un esset
- et quelquefois le scul essit et chef. doeurre, qui-
- peut faire connoitre l’habileté d’un hommece,
- comme dans les matieres metaphysiques; on a eu
- raison en quelques rencontres de juger de l’habi-
- Teté des gens par le succés qu’ils ont eu dans les
- conferences. L’on scart même qu’au comencement
- de la Reformation. Ces Protestans ont provogné
- leurs adversaires à venir a des colloques et disputes;
- et quelque fois sur le succes de ces disputes le
- public a conclu pour la reforme. Lon scait
- instinct general et treraisonnalle aussi combien c’art de parler et desdonner du
- jour et de la force aux raisons, et si l’on le peut
- appeller ainsi, l’art de disputer, peut dans un
- Conseil d’Etat et de querre, dans une (our de
- justice, dans une consultation de Medecire, et
- même dans une conversation. Et Con est oblige
- de recourir à ce moyen, et de se contenter de paro
- les au lieu de faits, dans ces rencontres, par cette
- raison même, qu’il s’agit alor d’un évenement-
- ou fait futur, ou il feroit tron tardd’appren-
- Drela verité par leffet. Cinsi lart de disputer
- ou descombattre par raisons, (ou je comprendsui
- Tallegation des autorites et des exemples) est
- fres quand et tres impontant imais par malheur.
- il et fort mal reglé, et ć’est aussi pour cela
- que souvent on ne conclud rien, ou qul’on conclud
- mal. Cert pourquoi jai eu plus d’une fois
- le dessein de faire des rémarques sur les Colloques
- des Theologiens, dont nous avons des relations,
- pourmontrer les defauts qui l’y peuvent-
- remarquer et les remedes qu’on y pourroit
- employer. Dans des consultatione surtles a sfaires
- si ceux quiont le plus de pouvoir n’ont pas
- Terprit font solide, l autorité ex l’eloquence
- Tempontent ordinairement quand elles sont
- fandées contre la verité En un mot lart decon-
- ferer et de disputer auroit besoin d’etre fout-
- refondu. Pour ce qui est de l’avantage de celui
- qui parte le dernier, il n’apresque luu que dans
- les conversations libres, car dans les conseils,
- les suffrages ou votes vout par odre, soit qu’on
- commence ou qu’on finisse par le dernier en
- ranq: il est vrai que c’est ordinairement au
- President de commencer et de penir, cestadire,
- Si les laiomes n’ont eté in-
- ventés que pour
- Le bien de
- la dispute
- Defauto de l’art de diopu
- ter.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 272r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0545?run=74