Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 274r
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- que lorsqu’on la leur a rendu tout a fait palpable,
- quoique la sincerité et même la civilité les dut
- obliger de ne pas abtendre ces extremitez qui
- les fort devenir incommodes, et en donnent mau-
- vaise apinion. Et il faut avouer, que c’est unvice
- dont les gens de lettres se trouvent souvent
- infectes. Cependant, la faute n’est pas devou-
- loir reduire les verités aux Mlaximes, mais de le
- vouloir faire à contretems et sans besoin, car l’esprit
- humain envisage beaucoup tout d’un coupiet dest
- le géner que de le vouloir obliger à farreter à chaque
- pas qu’il fait, et à exprimer tout ce qu’il penser cest
- jurtement comme si en faisant son curte avec un
- marchand ou avec un hoste, on le vouloit obliger
- de tout compter avec les doigts, pour en etre
- plus saur. Et pour demander cela il faudroit é̂tre
- ou stapide ou capricieuxEn esset quelquesois on
- troure que L’etrone a eu raison de dire adolescentes
- in scholis stultissimos fieri; que les jeunes gens de-
- viennent stupides et même écerrelés quelque foit
- dans les lieux, qui devroient etre les ecoles de la
- fagesse; corruptio optimi pessima Mais ercore
- plus souvent ils deviennent vains. brouillons, et
- brouilles, capricieux; incommodes, et cela depend
- Coupent de lhumeur des maitres, qulils ont. Au
- resfe, je troure qu’il y a des fautes bien plus gran-
- des dans la conversation, que celle de demanter
- rop de clarté. Car ordinairement on tombe dans
- le vice oppose, et l’on n’en donne ou n’en de
- mande pas assez; si l’an est incomode l’autre ett
- dommageable et dangereux.
- D. 12. SH)) LolL. L’usage des Maximes l’est-
- aussi quelque fois, quand on les attache à des notions
- fausses, vaques, et incertaines; car alors les
- Mlaximet servent a nous confirmer dans nos-
- erreurs, et mêmel a prouver des contradictions:
- Lar exemples celui qui avec Des-Cartes seforme
- une idée de ce qu’il appelle Corps, comme dune
- chose qui n’est qu’étendice, pent demontrer aise-
- ment par cette Maxime, ce qui est, est, qu’il
- nya point de vuide, cest a dire d’espace sans
- conps car il connoit sa propre idée, il con-
- noit qu’elle est ce qu’elle est, et non une autre
- ideeli ainsi étendue, Comps et Espace etant chet luy
- une trois mots qui signifient une même chose
- il , il lui est aussi veritable de diresque
- l’erpace est corps, que de dire que le corps est-
- corps. d. 13. Mars un autre, à qui Corps-
- signifie un etendu solide, conclura de la
- même façon, que de dire; que l’espace n’est
- pas corps est aussi stur, qu’aucune proposi-
- tion qu’on puisse prouver parcette Maxime;
- Tert impossible qu’une shose soit, et ne soit
- pas, en memetems.
- THEH. Lemanvars usage des maxi-
- mes ne doit pas faire flamet leur usage
- en general; Toutes les veritez sont sujetres à
- cet inconvenient, qu’en les joignant ades
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 274r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0549?run=74