Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 281r
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- ce que jepviens de dire il sensuit clairement que
- nous avons une connoissance plus certaine de
- Dieu, que de quelque autre chose que ce soit
- hors de nous.
- DH. Je vous assure, Monsieur, avec
- une parsaite sincerite, que sesuis extremement
- fache d’etre obligé de dire quelque chose contre
- cette demonstration: mais je le fais seulement
- afin de vous donner occasion: dere remplir le
- ouide. C’est principalement à l’endroit ou
- vous concluez (P. 3.) que quelque chose a exitté
- de toute eternite jlay fy trouve de l’ambiguite,
- si cela veut dire, qu’il n’ya jamais uc untems,
- ou rien ’ait n’existoit en demeure d’accon,
- et cela suit veritablement des precedentes pro-
- positions, par une consequence toute mathema-
- tique. Carsi jamais il avoit en rier ily auroit
- toujours eu rien, le rin ne pourant point
- produire un Etre; donc nous mêmes ne serions
- qas, ce qui est contre la premiere verité d’ex-
- perience. Mais la suite fait voir dabond;
- que disant, que quelque chose a existé de toute
- eternité, vous entendez une chose eternelles.
- cependant, il ne sensuit point, en vertu de ceque
- vous avez avance jus qu’ici, que s’il ya toujours
- eu quelque chose, il y a toujours eu une centaine
- chase, c’est a dires qu’il yn un Etre eternel.
- Carquelques adversaires diront, que moi, jlay
- eté produit par d’autres choses, et ces Moses
- encore par d’autres. De plus, si quelques-uns
- admettent des Etres etennels (comine les Epicu-
- viens leurs Atomes) ils ne se croiront pas être
- obligez pour cela d’accorder un Etre eterneli
- qui soit seul la source de tous les autres. (ar
- quand les peconnoitroient, que ce qui donne le
- xirtence, donne aussi les autres qualitez et
- purssances de la chose, ils nieront qu’une seule
- ehose donne l’exirtence aux autres, et ils
- diront même qu’à chaque chose plusieurs
- autres doivent concourir einsi nous narri-
- verons pas par cela seul à une source de toutes
- les puissances. Cependant il est tres- raison-
- nable de juger, qu’il y en a unes et même que
- l’Univers est quurenne avec sagesse. Mais
- dant quand on eroit la matiere susceptible de
- sentiment, on pourra être disposé à croire-
- qu’il n’est point impossible, qu’elle le puisse
- produire. Aumoins il sera difficile d’en ap-
- sporter une preuve, qui ne fasse voir en me-
- metes, qu’elle en est incapable tout à fait;
- Mais supposé que notre pensée vienne d’un
- Etre pensant, peut on prendre pour accorde,
- sans prejudice de la Demonstration, que ce
- doit etre Dieu.
- Doutes contre la demonstra-
- tion de l’existence de
- Dieus donnée par Loche.
- Leo Epicuriers sontiernent
- L’existence des Etreo eternels;
- ils nient l’existence d’un
- Etre eternet, qui soit la
- source des aut res.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 281r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0563?run=74