Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 282r
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- fait passer pour un paralogieme; en quoiils
- ont eu grand tort, et M. Des Cartes quiavoit
- efudie assez longtems, la S hilosoptrile scholas-
- tique au College des Gesuites de la S Teches
- a eu grande raison de le retablir, (e n’est pas
- un jearaloquime, mais c’est une demonstration
- imparfaite qui suppose quelque chose qu’il fa-
- Coit encoreprouver pour lerendre d’une-
- evidence Mathematique. C’est qu’on suppose
- facitement que cette idée de l’Exre tout quand,
- ou tout par fait, est possible, et n’implique
- point de contradiction. Et c’est desa quelque
- remaru
- chose que par cette e prouve, que supposé que
- Dieu foit possible, il existe: ce qui est le
- privilege de la seule Divinité. Ousa droit
- de presumer la possibilité de tout etre, et sur
- tout celle de Dieu jusqu’à ce que quelqu’un prouve
- le contraire Deforte que cet argument inctaphysique
- donne deja une conclusion morale demonstrative
- qui porte que suirant l’état present de nos connois-
- sances il faut juger que Dieu existe, et agit conformement à ce la
- formement. Mais ill seroit pourtant à souhaiter, que
- des habiles gens achevassent la demonstration -1
- dans la riqueur d’une evidence Mathematique,
- et je croy d’avoir dit quelque chose ailleurs,
- qui y pourra servir L’autre argument de Mr
- Des-Cartes, qui entre pand de prouver l’Exis-
- tence de Dieus parce que son idée est ennot
- ame, et qu’il faut qu’elle soit venve de loriginal,
- Mencare moins concluant. Car premierement
- cet argument acedesant, commun avec pre
- cedent, qu’il suppose qu’il ga en nous une telle idée,
- c’esta dire que Dieu est possible. Carce qu’alle
- que M. Des. (cartes, qu’en parlant de Dieu-
- nous savons ce que nous disons, et que par conz
- sequent nous avons lideet; est un indice trom-
- peur; puisqu’en parlant du Mourement per-
- petuel Mecantque, par exemple, nous savons
- ce que nous disons, et cependant ce Mouvement
- ett une chose impossible, dont par consequent
- on ne fauroit avoir didée qu’en apparence.
- Et secondement cemême argument ne prouve
- pas assez que l idée de Dieu si nous l’avons,
- doit venire de l’originalimais je ne veux point
- m’y arreter presentement. Vous me direz,
- a
- Monsieur reconnoissant en nous l’idée innée
- de Dieus jene dois point dire, qu’on peut re-
- voquer on doute sil y en a Mais je nepermets ce doute
- en
- rigoureuse, fondée sur l’idée toute seule Car on est assés assouré d’ailleurs de l’idée et de l’existeme die
- laccorde que par raport à une demonstration
- Et vous vous souviendrez, que j’au montre com-
- ment les idees sont en nous, non pas toujour
- en fonte qu’on s’en appercoire, mais toujours
- ensorte qu on les peut trer de sorprogre
- qui n’est pas un para-
- logiome
- mais ou l’on sunnose quel
- que chose, qu’il faudroit
- prouver, savoir la possi-
- bileré d’un Etre tout
- panfait.
- L’autre demonstration de
- Descartes, Tirée de l’Idée
- de Dieu, qui est en nous
- est en cone moins conrlu-
- ante;
- ean on neut avoin l’Idée
- d’une chose, sano qu’elle
- existe en soit possible
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 282r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0565?run=74