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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 285v

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  1. qu’un long songe, il pourra songer, peurra
  2. luiplait, que selui fais cette repouse, que notre
  3. centitude fondée sur le termoignage des sens,
  4. est aussi parfaite que notre nature le permet,
  5. et que notre condition le demande. Qui voit
  6. bruler une chandelle et eprouve la chaleur de
  7. sa flamime, qui lui fait dumal, s’il ne retire
  8. le doigti ne demandera pas une plus quande
  9. centitude pour regler son actions, let si ce
  10. caisoit
  11. longeur ne le foroit, il se trouveroit eveillé. Une
  12. telle assurance nous suffit donc, qui est aussi
  13. centaine que le plaisor ou la douleur deux cho-
  14. ses au de la desquelles nous n’avons aucunin-
  15. teret dans la connoissance ou existence des
  16. choses D. 4. Mais au de la de notre sensation
  17. actuelle iil n’y a point de connoissance, et
  18. ce n’est que vraisemblance, comme lors que
  19. je croi qu’il ya des hommes dans le mondei
  20. en quoi il ua une extreme probabilité, quoique
  21. malintenant seul dans mon cabinet, jen’en
  22. voye aucun. 8. 10. Aussi sevoit- ce une folie
  23. d’attendre une demonstration sur chaque Mose
  24. et de ne point agir fuivant les verités claires,
  25. et evidentes, quand elles ne sont point demon-
  26. trables. Et un homme qui voudroit enuser-
  27. ainsi, ne pourroit fassurer d’autre choserque
  28. font
  29. de perir en peu de tems.
  30. THEOPH. Jaydeja remarque dansnos con-
  31. ferences precedentes, que la verité des Moses
  32. sensibles, se jartifie par leur liaison qui
  33. depent des veritel intellectuelles, fondétes en
  34. raison, et des observations constantes dans les
  35. choses sensibles mêmet, lors même que les raisons
  36. ne parroissent pas. Et comme ces raisons et ob=
  37. servations nous donnent moyen de juger de
  38. l’avenir par raport à notre interet, et que
  39. lesucces repond à notre jugementraisonnable;
  40. on ne sauroit demander u’avoir même une plus
  41. grande centitude sur ces objets. Aussi peut on
  42. rendret raison des songes mêmes et de leur peu
  43. de liaison avec d’autres phenonzenes. Cepen
  44. dant je croy qu’on pourroit étendre lappella
  45. tion de la connoissance et la certitu de au dela
  46. des sensations actuelles, puisque la clarte et
  47. levidence vont au dela, que je considere côme
  48. une espece de la certitude:et ce seroit sans
  49. doure une folie de douter serieusement s’il
  50. ya des hommes au mondes larsque nous n’en
  51. voyons point. Douter serieusement dou
  52. ter par rapont à la pratique. Et l’on pouroit
  53. prendre la centitude pour une connoissance
  54. de la verité, avec Caquelle on n’en peut point
  55. douter, par rapont à la pratique, sans folie;
  56. et quelque fois on la prond encor plus generale-
  57. ment ei l ’applique aux cas ou l’on ne sauroit
  58. douter sans meriter d’etre font blané.
  59. La centitude des connoissances
  60. subsiste sanolevidence.
  61. Mais CEvidence

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 285v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0572?run=74