Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 286r
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- Definition de l’Evidence
- Mais l’Evidence seroit une certitude Cumineuse,
- c’est à dires ou l’on ne doute points à cause de
- la tiaison qu’on voit entre les idées. Quivant
- cette definition de la certitude, nous sommes
- centains que Constantinople est dans le Monde,
- que Constantin et Alexandre le Grand, que
- gules Cesar ont vecudil ett vrai que quelque
- parsans des serdennes en pourroit douters
- avec justrce, faute d’information;mais un
- homme de Cettres et du monde ne le pourroit
- faire, fans un grand dereglement d’esprit.
- J. I1. LJ.LAL. Nous sommes assurezre.
- tsq
- vifablement par notre memoire de beaucoup
- de choses qui sont passées, mais nous ne pourons
- pas bien juger si elles subsistent encorese
- vis hier de d’eau, et un certain nombre de
- felles couleurs sur des bonteilles qui se forme-
- rent sur cette eau. Maintenant je suis cer-
- tain que ces bonteilles ont existé aussibien
- que ceHte eau, mais jene connois pas plus
- certainement l’exirtence presente de l’eau-
- que celle des bouteilles, quoique la premiere
- foit infiniment plus probable, parce qu’on
- a observe que l’eau est durable et que les
- bouteilles disparoissent. 5. 12. En fin hors de
- nous et de Dieu nous ne connoissons d’autres
- esprits que par la revelation, et n’enavons
- que la certitude de la foi
- THLEOLH. Il a eté remarqué desa, que
- notre memoire nous tropmpe quelque fois. Et
- nous gajoutons foy,ou non selon, qu’elle est
- plus ou moins vive, et plus ou moins lue avec
- les choses que nous savons. Et quandmême nous
- sommes assurez du principal, nous pourons
- souvent douter des circonstances. Je me souviens
- d’avoir connu un homme, car je sens que son
- image ne m’est point nouvelle, non plus que
- la voix, et ce double indice m’est un meilleur
- garand que l’un des deuxset sa voix auss,mais
- je ne saurois me sourenir ou je l’ayvû. Cepen-
- dant il arrire, quoique rarement, qu’on voit
- une personne en songes avant que de la voir en
- chair et enos. Et on m’aassure, qu’une Da-
- moiselle d’une Cour connue, vit en songeant,
- et depeignit à ses amies, celui qu’elle epousa
- depuis, et la falle oû les francailles se celebre
- rent, ce qu’elle fit avant que d’avoir il once et connu ny l’homme ny
- arte lieu. On l’attribuoit à je ne sçay quel
- pressentiment secret; mais le hazard peut-
- sproduire eet effet, nuisqu’il est assezrare que cela arrive;
- outre que les images des songes étant un peu-
- obseures, on a plus de liberté de le rapporter
- par apres à guecques autres.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1b, fol. 286r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068613:0573?run=74