Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 58v
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- ce il a passé pour un homme fort raisonnable, et
- il a paru par ses ouorages, qui ont oû le jour, qu’il ne
- manquoit ni el esprrit ni de savoir. Or les ames étant inde
- ferentes ad l’égard de quelque portion de matiere que ce
- soit, autant que nous le pouvons connoitre par leur natu
- re cette supposition (dl’une même ume passant en diféren
- corps) ne renferme aucune absurdité aparente. lepen;
- dant celui qui à present n’a aucun sentiment de quoi
- que ce soit que Nestor ou Socrate ait jumais fait ou pen
- se, convoit il, ou peut-il concevoir, qu’il soit la me,
- me personne que Nestor ou Soerate? Peut il pren-
- arepant aua actions de les eleux anciens frecsr peut il
- se les atribuer ou penser qu’elles soient plutat ses propres
- actions que celles dle quelque autre homme qui ait dlés a
- existé? Il n’est pas plus la même personne avec un d’eux
- que si l’ame qui est presentement en lui, avoit été
- erece, lorsqu’elle commenca d’animer le corps qu’elle
- a présentement. Cela ne contribueroit pas d’avantage
- à le faire eu même personne que Nestor, que si quelques
- unes des partieules de matiere qui une fois ont fait
- partie de Nestor étocent à present une partie de cet
- homme lù. Car la même substance immaterielle sans
- la même conscrence ne fuit non plus la même personne
- pouretre unie a tel ou a tel corps, que les mêmes par,
- troules de matiere unies à quelque corps sansune
- conscience commune, peuvent faire la même person,
- ne.
- L Un etre immaterice ou un esprit ne peut étre
- depouillé de toute perception dle son existence pas,
- séc. Je lui reste dles impressions de toutce quil lui
- est autrefois arrivé, et il a même des pressentimens
- de toutce qui lui arrivera: mais ces sentimens font le
- peussouvent troppelils pour pouvoir être distingualles
- et pourqu’on s’en aperroive; quoiy n’ies puissent peut-
- etre se dlevelopper un jour. Cette continuation, et liai,
- son de perceptions fait le même individu recllement, mais
- les asperceptions (: c’est adlire eorsqu’on j’apercoit des senti,
- mens
- AEDH
- Les Etres imate
- riels ne peuvent
- jamais étre de
- pouillés de toute
- perceptien.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 58v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068614:0116?run=74