Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 110v
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- s’est apereu si evidemment de la convenance ou
- disconvenance des dees, et l’a placée de telle ma,
- nine duns sa memoire, que toutes ces fois qu’il
- vient à reflechis sur la proposition, il est
- assuré d’abore de la verité qu’elle contient,
- sans douter lemoins du monde. Car, n’étant
- capable de penser ceairement et distinotement
- qu’a une seule chose à la fois, si les hom,
- mes ne connois socent que l’objet actuel
- de leurs pensées, ils seroient tous fort igno,
- rans; et celui qui connoitroit de peus, ne
- connoitroit qu’une seude verité.
- SHeoSH. De est vrai que notre science,
- meme la peus demonstrative, e se dlevant
- aquerir fort souvent par une lonque ehaine
- de consequenres, doit envelopper le sou,
- venir d’une demonstration passúe, qu’on
- n’envisage plus distinetement, quand ea
- convension est faite; autrement re scroit
- nepeter toujours cetle dermonstration.
- Et même pendant qu’elle dure, on ne la sau
- roit comprendre toute entiere à la fois
- car toutes ses parties ne sauroient étre
- un même tems presentes a l’esprit.
- ainsi se remetlant toujours devant ees
- geux la partie, quo precede on n’avance,
- roit
- Soute connoissance
- actuelle se rapporte
- aux demonstrations
- passées; el conment.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 110v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068614:0220?run=74