Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 167r
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- il y a quantité de personnes qui ne les on
- jumais connus, et envore moins pesés, et qui
- par consequent n’ont pas même ce qui pour
- roit passer pour un motif de probabilité.
- Mais la grace interne du Se. esprit y sup,
- plée ommediatement d’une maniere suna
- turelle, et c’est ve qui fait ce que les Theolo
- giens appellent proprement une foi divine
- Il est vrai que Dieu ne la donne jumais que
- lorsque ce qu’il faiteroire est fonde en raison;
- autrement il detruiroit les moyens de vonnoitre
- la verité, et ouvriroit la porte à l’enthousias
- me: mais il n’est point necessaire que tous
- ceux qui ont cette foi divine connois sent ves rai
- sons, et encore moins qu’ils les ayent tousoux
- devant les yeur. Autrement les simples et
- idiols, au moins ayjourd’hui, n’auroient jumais
- la vraye foi, et les peus éclairés ne l’auroient
- pas quand ils pourroient en avoir le peus de
- besoin, carils ne peuvent pas se souvenir tou,
- jour des raisons de vroire. La question de l’usa
- ge de la raison en Theoloqie à été des plus agu
- tées, tant entre les hocincens et ceux qu’on peut
- appeller Catholiques dans un sens general
- qu’entre les Reforrnes et les Evangeliques
- comme on nomme preferablement en Alle
- magne ceur que plusceurs appellent Luthre,
- riens malà propos. Je me souviens d’avoir
- lu un jour une Met aphysique d’un Sceg
- mannus
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 167r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068614:0333?run=74