Leibniz-Hanschriften zur Philosophie LH 4, 6, 5, fol. 1v
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- et qu’on pouroit prendre pour l’essence de mon ame
- ce n’est qu’un doute que se propose, car, cela n’est point
- necessaire à ce que j’ay à dire dans la soite. j’en
- houve deux qu’on pourroit crire estre telles, la
- pensée de l’estre universel, et celle qu’a lame de soy même.
- car il semble que l’une et l’autre se trouve dans
- dans toutes les autres pensées. Celle de l’estre universel
- parce qu’elles enferment toutes Vidée de lestre nostre
- ame ne connoissant rien que sous la notion d’estre ou
- possible ou existant. Et la peusee que nostre ame a de soymême
- parce que quoyque ce soit que je connoisse, je connois que je le
- connois par une certame reflexion virtualle qui accom
- pagne foutes mes pensées. Or la nature de l’esput
- estaut de d’apperce voir les objets. i les uns necessairement
- et les autres contingemment il est ridicale de demander
- sou vient que nostre esant appergoit les objets.
- je ne suis pas en cola du sentiment de Mons. Ornaud.
- car l’esput ne voyant pas lacon point de connexion
- entre nostre ame, et plusieurs objets a sujet de s’informer
- comment elle s’en appergoit. El il ne suffil pas qu’on
- de dire que nous devons demander la cause efficiente qui
- fait que nous peusons tantost u une chose et tantost à une
- autre. car il faut enoor sçavoir la maniere avec la quelle
- cette cause efficiente fait son effet, ce qui se reduit
- en partie à le cause formelle
- Apres cela Mons Arnaud entreprend de faire vair
- qu’il suffit de concevoir lIdee comme la perception
- même, et qu’il estt inabile et vain, de se forger
- des estres representatiss commé objets immediats de
- la perception, il croit même que c’est un reste de la
- philosophie de l’ecole qui y a porte le p. Malebranche
- parce que Vecole suppose qu’on ne scario que l’esprit
- ne sçauroit concevoir ce qui est eloigne, et quausi ils
- et que et c’est et que c’est pour cela quelle a introduit
- certaines especes que les objets transmetent vere nous
- à travers de l’air. que le J. Malebranche a bien
- a rejette ces especes qui voltigent par l’air, mais
- qu’il a retenu le principe de ces especes, ququi
- ’a porté à s’imaginer certans estres represensatifs
- que l’ame voit, en voyant le solei (
- A cela
- je duay que l’école en introduisant ces especes
- qui se transmeben pest pasaussi absurde qu’on pense; puisqus ces especes
- sont progorement ja propagation du mouuement par
- le milieu. Mais quant à ame, j’avoue, qu’il
- n’y a rien dans elle que ses qualités et ses pensées.
- Mais on peut concevoir des idées dors d’elle en Dieu,
- et Dieu agissant immediatement sur l’ame, on
- peut dire sun seu en quelque façion, que qu’estant
- on
- que toute perfection ou tout bon parfait venant
- de Dieu (comme dit l’Apostre) c’est encor
- par les idees la lumiere divine, que nous sommes
- eslaires, et . quequ’ainsi Dieu estant nostre
- nostre objet immediat nous communique quelque rapport
- auque ides qui sout er la
- ca l’ame nallaut pas
- vers. le soleil, et ne le solein
- venant pas non plus à elle,
- il veut que le soleit nous
- est apperceu de
- nous par
- quelque chose
- qui est intimement
- uni a nostre ame
- par lau
- et c’est ce qu’il appelle
- idee, et quelques le
- Soleit intelligible
Cite
Leibniz-Hanschriften zur Philosophie LH 4, 6, 5, fol. 1v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068627:0002?run=74