Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 5v
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- ne sauroit etre conc,u independamment d’autres choses. Aini
- il faudroit dire ou que les corps ne sont point des substances
- ou bien qu’estre concu independamment ne convient pas a tou
- tes les substances, quand même il connendroit aux seules
- substances comme je pourrois peut etre vous accorder. Car
- le corps etant un tout, depend d’autres corps dont il est com-
- pose, et qui en fout les parties.
- p
- AR9SSC. Je diray donc que la Substance est ce qui est
- independant de toute chose cee hors delle. Hinsi la depen-
- dance de la substances de ses attributs et de ses parties ne scra
- point d’obstacle à nos raisonnemens.
- DAII
- 6FC
- L ARC Se. Voila encor un autre resserrement de
- volte definition. Mais en bien considetant les choses vous
- trouveres que le corpS depend non seulement de ses parties, mais
- aussi des cosps ambiens, qui ont contribue par leur impressions
- a former le corps donné, et puis ils le conservent dans sa natup
- et dans sa consistence, et l’empechent d’estre dissipe ou trans-
- formé il n’ya que les substances incorporelles (a mon avis)
- qui soyent veritablement independantes de toute autre substance
- ereee. Ainsi il semble que les corps ne meritent point le non de
- substances, ce qui paroit avoir eté deja le sentiment de Platon.
- Mais c’est un point qui demande une plus ample discussion.
- Presentement il suffit que vous n’aves point prouve que l’étendue
- est une substance. Car vous n’aves point fait voir qu’elle peut
- etre coneue independamment.
- ARSSC. l’espere que Meodore vous satisfeta sur vos dif-
- fieultes, et cependant afin qu’il le puisse mieux faire, je met
- tray ensemble en peu de mots celles que vous venes de me
- proposer sur la nature de la substance. Mon Syllogis me
- etoit tel: si l’etendue est une substance, le corps n’est autre
- chose que de l’etendue. (par ce qu’il ne sauroit et te consti-
- tue par plus d’une substance qui l’y trouve par tout Or L
- etendue est une substance. Donc etc. Vous m’aves nié
- la majeure
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 5v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068629:0042?run=74