Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 8, fol. 51v
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- Un jour estant fatigué de ses
- pensées, je m’endormis, et je me trouvay
- un tieu antre
- dans un lieu, obscur, qui ressembloit à n grette autre
- souterrain grand et profond, ou tout fourmilloit
- d’hommes, qui se pressoient estrangement pour courir
- apres quelques feux errans, qu’ils lap oc
- queques esisates cluisens quec pertes manches
- qu’ils appelloient honneurs; ou apres des petites
- mouches luisantes, qu’ils appelloient
- sous le nom divech de richesses; il y en avoit
- beaucoup, qui che cherchoient de regardoient
- à la terre pour chercher des morceaux de bois pourri
- pourris pournis pourris et c’estoit ce qu’on
- qu’ou disit nommoit voluptés. Ces fribles
- et mec hautes lumieres avoient leur partisans
- chacune ses sectateurs, il y en avoit qui chaugoient de parti, et d’autres
- thangeoient, ou qui quittoient la poursuite
- toute la poursuite par lassitude ou par des espoir.
- euX
- quelques vus qui estoient Plusieurs qui couroient
- aveuglement apres et qui souvent croyoient
- avoir obtenu leur but, tomboient dans des
- precipices dont on n’entendeit que des gemissemens; quelques uns
- d’autres estoient piqués par des scorpions, et
- autres bestes venimenses; ce qui les rendoit
- miserables, et souvent furieux. Cependant
- ny les exemples, ny les raisons de quelques personnes plus avisées
- personnes, qui avoient garde leur bon sen,
- n’empecho point les autres de courir les
- mêmes hazards. F Il y avoit des trous et
- petits trous et des crevasses dats la.
- presque imperceptibles dans la voute de ce
- grand autre, qui avo ou i ou entroit quelque
- trace de la lumiere du jour, mais elle estoit si
- foible, qu’il falloit une grande attention pour
- intendoit
- la remarquer. On aendoit souvent des
- voix, qui disoient: arrestés vous mortels, eu coures
- vous, miserables que vous estes.
- Gebi
- d’autres disoient, leves les yeux ers le ciel,
- mais on ne s’arrestoit pas, et on ne le voit les yeux
- de que pour courir apres les bagatelles perni-
- cienses dangereuses.
- je sus un de ceux que ces voix
- frapperent extraordinairement; je me s
- mis a regarder souvent le en haut, et je m’axporeus enfin
- appre appercereis de cette tami petite lumiere
- qui demandoit tant d’attention. il me sembla
- qu’elle s’aggrandissoit à mesure que je la regardois
- fixement. Mes yeux esti furent comme imbus
- de ses rayons, et portoient avec et quand je
- m’en servois immediatement: apres, pour voir ou
- oalivis
- estois, et ou j’allois, je pus discerner ce qui estoit
- à l’entour de moy, ce qui me suffisoit pour me garanti
- des dangers. Un vieillard qui erroit depuis
- +Eans ces tenebres
- + éclatans
- et même de s’entrebattre
- pour s pre venir les autres
- pour prevenir, ou pour
- s’empecher d’estre prepenus
- t nerirade
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 8, fol. 51v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068703:0102?run=74